Soirées d'écriture érotique

 

 

 

 

POUR

 

 ADOS

 

Stages

02 juillet au 06 juillet de 

  09 juillet au 13 juillet de 

  16 juillet au 20 juillet de     

  20 août au 24 août de  

  27 août au 31 août  de  

14h-17h

150€ 

 

&

TOUJOURS

 

les Ateliers

Réguliers

 

POUR

ADULTES

 

 


 

" Poussez la porte de son petit cocon, Sophie vous accueillera avec attention, professionnalisme et bienveillance."
Mina 

 

Stage d'écriture de manuscrit

 

"C’était une très belle semaine, le ciel était chaque jour d’un bleu magnifique dans cette belle salle d’écriture. Chacune et chacun de vous fleurissiez des pétales qui exprimaient la magie du monde, la vie secrète des choses, celle d’être libre en voyageant entre le rêve et la réalité.
Sous ce ciel bleu, le festin était délicieux et copieux avec un menu de grande gastronomie : des toasts de générosités sur un lit de bienveillance, saupoudrait de conseils précieux dans un sens de partage, de l’écoute, des rondelles d’inventivités, dans un grand plat de création. 
Merci Sophie pour ces belles recettes, ta gentillesse, ces références citées, ton envie, ton plaisir de faire partager l’écriture. Merci de donner envie d’écrire.   
Merci à vous toutes et à vous tous, ce fut un très grand plaisir de vous rencontrer, et de découvrir votre travail. 
Je vous souhaite une belle continuation et au plaisir de vous revoir." S.M 

 

 

 

 

 

MODULE 1

 

 

 

M’excuserez-vous d’être aussi long dans mon intervention ? Pour ma défense, j’avancerai seulement que je me suis laissé happer par l’occasion d’écrire que j’ai lue dans l’inventaire  de mes appréciations, regrets et suggestions. 

 

 

 

1 .   A propos de mon intégration dans l’atelier

 

 

 

Tout d’abord, je voudrais vous confier combien il m’a été aisé de m’intégrer dans votre groupe, moi, ce corps même sexuellement étranger à votre passé commun. 

 

 

 

Je vous suis reconnaissant de la délicatesse avec laquelle vous avez réagi aux écrits que je vous partageais. Vous vous disiez impressionnées par mes textes au point de n’avoir rien à y redire. Le recul – et les suggestions reçues essentiellement de Sophie - m’ont remis les pieds sur terre… heureusement !

 

 

 

2 .  A propos du fonctionnement d ’un atelier clairement bien rôdé

 

 

 

2.1.  Avant d’écrire (contexte , contraintes ,conseils...)

 

 

 

Chaque mise en écriture s’est révélée suffisamment précise que pour servir un but précis (ex. biographème ; faire ressentir implicitement l’ennui ; cosmogonie ; dialogue littéraire…) mais assez ouverte que pour susciter l’inspiration, d’autant plus lorsqu’elle était assortie d’un document ( illustration  ; photo légendée ; fiche-personnage) ou de la lecture d’un extrait d’œuvre (Marie Rouanet ; Albert Camus ; Béatrix Beck ).

 

 

 

La part d’ombre ménagée lors de l’énoncé de certaines consignes - on sait ce qu’on doit faire mais pas à quoi cela servira vise, à chaque fois, à ne pas laisser s’appauvrir le matériau récolté par une sélection qui serait préalablement orientée par l’écrivant.

 

 

 

2.2.  Pendant l’ écriture  (ambiance, ressources, durée…)

 

 

 

Le groupe respecte spontanément et aussi longuement que nécessaire le silence tout au long du temps d’écriture. 

 

L’animatrice apporte systématiquement en aparté tout complément d’aide sollicité par l’un ou l’autre des participants. Elle laisse le groupe travailler jusqu’au terme du temps disponible et/ou jusqu’au moment où l’attitude des écrivants permet de supposer qu’ils ont fini de pondre.

 

 

 

2.3. Après avoir écrit  ( partage, écoute, réactions… )

 

 

 

L’écoute par le groupe des textes lus par leur auteur est, de bout en bout, de très grande qualité. Peu de participants font autre chose que d’écouter (p.ex. améliorer leur propre texte).

 

 

 

La lecture par une autre personne que l’auteur d’un texte finalisé (tapuscrit) peut éclairer celui-ci sur deux plans :

 

- d’une part, quels passages sont à retravailler parce qu’ils ont provoqué une difficulté de lecture ou une incompréhension manifeste dans le chef d’un lecteur qui oralise un écrit qu’il découvre ; 

 

-  d’autre part, l’auteur peut aussi avoir l’occasion de repérer une situation, une réaction prêtée à un de ses personnages, un sous-entendu,... qui ne donnent pas ce qu’il en espérait.

 

 

 

Les réactions de l’auditoire relèvent, trop exclusivement pour ma part, d’une appréciation générale et généralement positive. Cet échange pourrait être plus efficient s’il portait sur une tournure qui a été particulièrement reçue comme réussie (ou lourde) ou en confrontant l’auteur à un dysfonctionnement local de son écrit (difficulté à comprendre une situation, à suivre l’action exposée dans une phrase trop longue et/ou alambiquée, …)

 

 

 

L’animatrice m’a paru centrer ses prises de notes au vol sur le respect des consignes qu’elle avait données. Ce qui me paraît logique mais peut limiter la liberté de choix de l’auteur... (ex : plutôt que de faire le zoom à partir des mains d’un personnage, j’ai préféré démarrer ce zoom à partir du regard d’un personnage.)

 

 

 

2.4. Au-delà de ma première session chez ATOUTEXTE  

 

 

 

  • Sans doute n ‘ai-je participé qu’à trop peu de séances  que pour oser une généralisation… mais pas pour poser une question : pour quelles raisons l’écriture poétique est-elle restée absente des incitations à écrire en atelier ? Cela relèverait-il d’une allergie personnelle (de l’animatrice, d’une/des participante/s ?)
  • En littérature, la « vérité » peut prendre de multiples visages. Celui qu’on enferme dans une conception vraiment trop inclusive du cliché (cf mes réactions suite à l’audition massacre de la seconde mouture du texte) mériterait d’être abordé avec davantage d’ouverture  lors d’au moins une autre séance.
  • J’aimerais retravailler pour elle-même l’élaboration de fiche(s)-personnage plus complètes que celle qui nous a été proposée  Et tester cet outil pour l’affiner.
  • Le dernier contexte d’écriture proposé cette année [17a,b,c,d...] m’a donné l’occasion de m’« armer » pour imaginer des textes plus longs. Merci à Sophie de ne pas avoir perdu de vue cette attente toute personnelle, même si tout n’a évidemment pas pu être fait dans cette perspective.

 

 

 

 

 

Pour  enfin  conclure…

 

 

 

Tout m’est prétexte à écrire… Cette marotte m’a, de longue date, incité à quelques maniaqueries : collecte obsessionnelle de perles à enfiler dans mes phrases, partage parcimonieux de mes écrits à quelques lecteurs sûrs, vain archivage de ces esquisses futiles, mise en fiches de compilations techniques toujours à réviser, ...sans rien dire de l’impact de mes productions sur ma surestimation de moi ! 

 

 

 

Je cultive donc mes faiblesses : partageant avec ma sœur, alimentant mes « Gouttes de famille », enrichissant perpétuellement mes fiches thématiques, voire estimant que je fais preuve d’une plume qui se démarque... 

 

 

 

J’espère ne pas être maladivement contagieux. Ni paraître insupportablement prétentieux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Victor

 

 

 

 

Témoignage de Anne De Messe psychologue du Centre de Santé Mentale Le Noirois à propos des ateliers d’écriture dirigés par Sophie Barthélémy 

 

« Jeux de mots » ou jouer, lire, imaginer, conter, raconter, écrire, dessiner…

 

«  Jeux de mots »  est un atelier d’écriture, un espace de jeux autour des lettres, des mots des histoires, destiné aux enfants et adolescents qui fréquentent différentes consultations au sein de notre service de santé mentale (SSM)  et sont les patients de différents thérapeutes.

 

Ce projet, encadré par Sophie Barthélémy, une animatrice extérieure spécialisée dans les ateliers d’écriture, amène les enfants à produire leurs propres textes dans un esprit de détente et de plaisir. Les productions se présentent sous forme de livres conçus par les enfants eux-mêmes. De surprenantes productions, espaces ouverts à l’émergence d’un « je » possible, expriment la singularité des talents créatifs, les enfants s’improvisant lecteurs et écrivains à leur grand étonnement.

 

Les objectifs de l’atelier sont :

-       D’offrir un lieu d’accueil et de création à des enfants et adolescents - patients pour un temps au SSM - hors du champ thérapeutique, mais qui est malgré soi, lieu de soins.

-       De permettre la découverte de la lecture et de l’écriture dans un contexte différent de l’environnement scolaire, sans évaluation de l’adulte.  Compte tenu de leurs difficultés logopédiques, psychologiques, relationnelles, ces enfants sont souvent stigmatisés comme étant « difficiles » à l’école et celle-ci est vécue négativement par eux.

-       De permettre à l’enfant de développer une écoute attentive, au travers des textes écrits et lus par les autres participants.

-       Enfin, de favoriser de façon plus ludique l’expression de son vécu, de ses émotions. Chacun pouvant devenir quelqu’un pour quelqu’un d’autre.

 

Outre le fait de soutenir l’expression artistique, il répond aussi à un besoin d’être - bien - en relation avec les autres participants. La réintégration passe aussi par la dé-stigmatisation du trouble psychologique. Ainsi se retrouver dans un lieu non thérapeutique avec d’autres pour faire autre chose que du travail thérapeutique nous semble répondre à un besoin spécifique qui favorise la réintégration, celui d’être aussi accepté à part entière comme tel.

Nous participons ainsi à la dé-stigmatisation de notre public car chaque enfant qui participe à l’atelier écriture sait qu’il est patient du SSM. Il sait que son voisin est lui aussi patient et idem pour le voisin.  Cependant, personne ne parle de sa thérapie, ni ne nomme son thérapeute. L’activité se poursuit dès lors comme si elle s’adressait à tout un chacun sans d’étiquetage de « patient ». 

 

L’impact prend tout son sens quand il y a création et que celle-ci est mise en avant, par exemple lors d’une exposition où les enfants invitent leurs proches, parfois même un enseignant. Le traitement thérapeutique suit son cours mais dans l’espace de l’atelier c’est la création qui est mise en lumière.

 

Cet atelier nous permet (logopède, psychologue, psychiatre) de traduire tous les aspects que nous mettons derrière le vocable « prévention ». En développant la création, nous pouvons développer nos « soins » dans un autre champ que celui de la souffrance ou du trouble. Nous avons le sentiment d’offrir autre chose à nos patients. Est-ce l’offre d’un groupe ? Est-ce l’offre de l’art ? Est-ce les deux ?,… Ce dont nous sommes sûrs, c’est que nous renforçons le lien social, la créativité, l’estime de soi, c’est une façon de définir le soin à l’autre autrement que par le biais de la consultation.