Soirées d'écriture érotique

 

 

 

 

POUR

 

 ADOS

 

Stages

02 juillet au 06 juillet de 

  09 juillet au 13 juillet de 

  16 juillet au 20 juillet de     

  20 août au 24 août de  

  27 août au 31 août  de  

14h-17h

150€ 

 

&

TOUJOURS

 

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Réguliers

 

POUR

ADULTES

 

 


TRACES ECRITES

TEXTES DES ADOS

 

Une nuit sans lune

Un silence planant

Puis, un retour au présent

 

Pour tomber d’un coup

Et puis soudain se relâche

Une corde qui se tend

 

Il vient, il va

Tel un papillon de nuit

Pour vite disparaître

 

La guerre incompréhensible :

Dans un monde qui n’existe pas, Albus Dumbledore existe. Malheureusement, c’est un criminel recherché par la police pour vol de baguette. Son ami, un druide, affirme que Dumbledore est innocent. Cependant, Merlin l’enchanteur n’y croit pas. Une guerre est alors engagée entre le druide et l’enchanteur.

Le premier à tout le soutien des fées, et l’autre celui des géants. Ceux-ci étant de nature cruel, le ministre de la guerre, un vieux hobbit irlandais, à tenté de les arrêter. Il s’est alors fait kidnappé, et a été retrouvé près de la fontaine de jouvence, en train de prendre le thé avec une licorne et un nain. Mais, alors qu’ils mangeaient du cake, des monstres débarquèrent (notamment des Walkyries, des zombies, et, on ne sait pourquoi, Yoda). Ils étaient envoyés par Merlin, qui détestait le thé et le cake. 

Sur le champ de bataille, le druide créait des potions, indifférent aux sorts que lui lançait Merlin. En plein combat apparut alors Ulysse, qui s’était fait téléporté par un X-men

Alors que Merlin s’apprêtait à lancer un sort mortel au druideUlysse le questionna sur la direction à prendre pour retrouver son royaume. En racontant son odyssée, des années plus tard, il omit ce passage, se souvenant sans doute du coup de massue qu’il avait reçu ce jour là.

b) Les mémoires perdues :

Il y a longtemps, peu après la naissance d’Albus Dumbledore, il y eut une série de vol de baguettes magiques. Un druide fut soupçonner, mais, au cours de son procès, l’enchanteur qui l’avait accusé fut pris d’une crise étrange. La fée domestique qui l’accompagnait partout fut mise en prison, le druide disparut des mémoires, et l’affaire aurait pu en rester là.

Mais, il y avait dans le jury un géant, qui accusa un hobbit venu d’Angleterre pour voir la Fontaine de Jouvence Irlandaise (qui est très différente de l’anglaise). La raison de cette accusation reste nébuleuse. La seule chose qu’on sache, c’est que le hobbit fut par la suite kidnappé, lors d’une visite chez une licorne. La licorne elle-même était un monstre déguisé. Comme on ne trouvait aucun coupable, le président, un nain corpulent, décida de démissionner, car toute cette histoire lui donnait la migraine. 

Le chef de la police consulta un oracle, qui lui fit boire une centaine de potions, avant de lui dire que les questions posées n’étaient pas claires. Le chef de la police quitta donc l’oracle furieux, et rejoignit le royaume voisin pour y faire une cure.

 

Le géant s’enfuit très loin, mais se fit extraire ses souvenirs par un sort. Le magicien ayant lancé le sort se téléporta dans le pays où avait eu lieu les vols de baguettes, et signala au passage qu’il se nommait Ulysse. Mais il se fit ensorceler par une Walkyrie, et perdit lui aussi la mémoire. La Walkyrie rencontra Charles Xavier, le X-Men chauve -qui eut la bonté de lui laisser ses souvenirs-, puis Yoda. Le petit bonhomme vert était en pleine conversation avec elle quand un zombie les attaqua. Charles Xavier se faisant assassiner quelques semaines plus tard, personne ne sut ce qui advint des baguettes.

 

 

Une morte, un Hermite, et une canne magique

Elle tenait un livre aux pages parcheminées entre ses mains usées par le temps et les privations. Elle faisait presque peur, avec ses ongles trop long et sa bouche étrangement tordue. Ses yeux étaient noirs comme le charbon et luisaient faiblement.

Elle tourna la page avec lenteur, soupira, et leva brièvement les yeux. Le vent soufflait. La lueur vacillante des chandelles se reflétait sur les murs, créant des monstres abominables, des peurs sans noms. Une bourrasque soudaine fit s’éteindre d’un coup toute lumière. Plongée dans la pénombre, Elle ne bougea pas. Elle gardait les yeux fixés sur le livre. Un éclair déchira le ciel, illuminant la pièce. Celle-ci était pauvrement meublée, avec deux chaises, et un lit froid et peu accueillant. Une porte de chêne la séparait de la rue. Soudain, on frappa trois fois.

Toc, toc, toc.

Elle se leva, alla ouvrir. Un Hermite se tenait sur le pas de la porte. Malgré ma force de la pluie, il n’était pas mouillé. Il tenait à la main une lanterne, et de l’autre s’appuyait sur sa canne. Il leva la tête vers Elle, et la regarda fixement.

Elle recula, puis, lui fit signe d’entrer.

Arrivé dans la pièce, l’Hermite tapa deux fois le sol avec sa canne (Tap, tap), et l’orage s’arrêta, d’un coup, ou tout au moins, on ne l’entendait plus gronder. Elle apporta une chaise à l’Hermite, puis s’assit sur la sienne, et continua sa lecture, sans plus se soucier de lui. L’Hermite refrappa le sol, trois fois.

Tap, tap, tap. Elle leva la tête.

-L’heure est venue, dit il simplement, d’une voix rocailleuse. L’heure de la vengeance, ajouta t’il.

Elle ne répondit pas. Alors, il sortit des plis de sa robe un couteau, tout petit, mais bien aiguisé. Il le lui enfonça dans le cœur, sans plus de cérémonie. Pas un son ne sortit de sa bouche. Elle continua de le regarder de ses yeux morts.

L’Hermite se releva, et sortit précipitamment. Soudain un rayon de soleil perça les nuages. Aveuglé, l’Hermite recula en arrière, et, trébucha sur sa canne. En tombant, il se fracassa le crâne sur une pierre, et ainsi mourut t’il.

Quelques semaines plus tard, un homme trébucha sur la canne alors qu’il fuyait la justice. Pendu quelques années plus tard, il continua de maudire l’objet maléfique même sur la potence. Et il ne fut pas le dernier.

 

Garance Pessaud 

 

 

Week-end d'écriture libertine 

 

 

 

Laisse donc couler cette encre
Toi, vivant, jamais tu ne me possèderas
Bouter un feu de cendres
Le désir est mort
Feu mon amour pour toi
Et rugir n’y changera rien
Périr est inéluctable
Dans tes entrailles ta soif de pénétrer
Mon sexe palpitant finira par s’éteindre
Con que tu es de m’avoir abusée.

 

 

Je me souviens du caramel des gaufres encore chaudes qui emplissait la pièce tel le suc qui recouvre ton corps quand ti fendilles et mordilles mon abricot.

Je me souviens des effluves de musc qui emplissait la chambre de ma chère grand-mère sans doute outrée de me voir y goûter à présent à la faveur de ton vit.

Je me souviens de l’air iodé de la mer que j’aspirais à grosse bouffée qui ne pourra rivaliser avec ton souffle salé que, haletant, tu insuffles entre mes lèvres brûlantes.

 

 

« Simple service »

Ils s’étaient donné rendez-vous au café qui faisait le coin en fin de journée. Leur endroit habituel qui abritait aussi leur histoire personnelle déclamée à coup de verre de rhum jusqu’au petit matin. Les deux amis ne se sont plus vus depuis des années. Ils sont assis là en terrasse baigné par un soleil couchant qui disparait déjà derrière les hauts immeubles de ce quartier dense. A par les salutations d’usage, rien d’intéressant n’a encore été formulé. La serveuse arrive et prend la commande. Ils attendent de trinquer pour commencer à se confier.

Erotiser la scène et ajouter les éléments suivants :
sexe érigé, sperme âcre, au creux de vos vagins, queues palpitent, l’engin bavasse, des seins aigus.

« Double service »

Ils s’étaient retrouvés au café du coin de la rue d’Aerschot, queues palpitantes des plaisirs visuels dont ils s’étaient gorgés. Ils avaient pris l’habitude de se retrouver et faire mousser leur excitation par l’alcool avant de fondre au creux des vagins de l’une ou l’autre prostituée. Ils partageaient leurs impressions et leurs sexes érigés à ces évocations déformaient avec fermeté leurs pantalons. La serveuse s’approche et leurs engins bavassent de plus belle. Ils se taisent à présent. La vue de ses seins aigus, pointant sous un chemiser transparent, a asséché leurs bouches. Tandis que leur sperme âcre semble déjà affluer dans leur vit bridé, ils la regardent s’éloigner. L’un mordillant ses lèvres écumantes des vagues de désir qui le submergent, l’autre la main posée sur son sexe tentant de calmer les mille chevaux prêts déjà à s’élancer au grand galop.

 

 

 « Ton roi »

Ne simule pas quand mon serpe te saisit ou je te sodomise en saccades. Et que, saoule de douleur, tu meures dans un dernier spasme. Je serre ton clitoris entre mes doigts, ton sexe se soulève, tes seins se dressent et le sang afflue. Je parcoure les sillons de ta vulve, lentement, je rebrousse parfois chemin et puis je reviens. Ta savane brûlante crépite sous ma salive. Je te suce et les soubresauts qui te parcourent me font sentir que tu en veux encore, salope. Dans un souffle, tu appelles mon sexe. Tu me conjures de te défoncer le con. Je ne demande qu’à te satisfaire. Je remonte le satin de ton ventre, je m’y attarde, le baise, le lèche, le mouille. Mon vit est dressé et d’un seul coup bref, je pénètre en ton royaume. Je t’en donne le sceptre que tu accueilles et serres avec volupté. Reine sauvage, ton regard se mouille autant que ta prune et décuplent mes sensations. Je laboure ton corps de soubresauts de plus en plus rapprochés et intenses. Mon sperme est prêt à jaillir. Je scrute un signal qui nous mènera au sacrifice. Tu glisses tes doigts entre mes fesses. Je suis saisi d’une vague de secousses. Mon va-et-vient s’accélère. La chaleur me submerge. Des éclairs s’impriment dans ma tête. J’ensemence cette terre brûlante que tu m’offres. Sale catin, souviens-toi, je suis ton roi.

 

 

« Sous X »

« Racontez-moi votre histoire depuis le commencement et dites-moi comment vous avez fait sa connaissance. »

Clarence regardait l’inspecteur avec stupeur. Pour la cinquième fois aujourd’hui, il allait falloir à nouveau raconter ce qui, hier encore, aurait fait rougir la petite prude qu’elle était. Mais la gêne était mêlée à une excitation morbide, qui, rien qu’à l’idée d’évoquer cette rencontre, libérait un spasme de plaisir. La renvoyant littéralement au fond de sa chaise. L’obligeant à s’accrocher de ses petites mains serrées aux accoudoirs.

J’avais décidé de descendre à Marseille pour le week-end. Je voulais fuir l’agitation de Paris et laisser derrière moi mon pc, mon portable qu’en bonne « workaholic », je ne parviens pas à lâcher. J’avais posé mes affaires dans un petit hôtel à mon arrivée le samedi matin et je m’étais baladée toute la journée. J’avais finalement échoué au port  et je m’étais installée à la terrasse du café « L’ancre jetée » aux alentours de 19h. Le soleil brillait encore. J’étais exténuée par cette marche et je rêvais d’un verre pour me détendre. Assise, les yeux mi-clos, sirotant un petit blanc, c’est tout d’abord une fumée de tabac qui m’avait tirée de ma torpeur. Je m’étais retournée et nos regards s’étaient croisés. J’avais directement lu le désir dans ses yeux. Le poids de son regard n’avait dès lors plus quittée ma nuque. Je ne le connaissais pas et je pouvais deviner la pression de ses mains autour de mon cou. Au bout d’une dizaine de minutes, il s’est assis à ma table sans mot dire et a déposé son verre de whisky à côté du mien, aussi vide que le sien. Sans me regarder, il me saisit la main et m’entraine le long de la jetée. Il s’engouffre dans un petit chemin de pierre. Il avance vite tandis que je suis ralentie par mes chaussures à talon. Mon cœur bat à tout rompre. J’ai le souffle court. Au bout de quelques centaines de mètres, le chemin s’élargit. Diverses plantations offrent des zones d’ombres, plus sombres. Il s’arrête, se retourne. Une douce brise d’été entraine mes longs cheveux bouclés sur mon visage et soulève ma jupe. Il y engouffre la main, saisit ma culotte, l’écarte et enfonce un doigt dans ma chatte qui palpite d’excitation. Son regard est plongé dans le mien et il ne scille pas. Cherchant une nouvelle caresse, je déboutonne ma chemise tandis qu’il me masturbe. Il attrape ma poitrine de sa main encore libre. Nos corps vibrent. Nos têtes se rapprochent instinctivement. Je fonds sous la magistralité de son doigté. Je pose mes lèvres brûlantes sur les siennes que j’entrouvre et fourre ma langue. L’odeur de tabac m’enivre à nouveau. J’ouvre les yeux. J’observe qu’il retrousse se babines tel une bête. Cette vue augment encore mon plaisir et mon corps se raidit. Je déboutonne sa chemise tandis qu’il me repousse contre un rocher. La chaleur de la pierre me fait frissonner. Il me saisit les fesses et ses lèvres humides parcourent mon corps. Il me lèche. Il me mord. Il me caresse. La tête me tourne. J’ai l’impression d’être un bateau ivre dont personne ne tient le gouvernail. Je glisse le long de la paroi. Genoux à terre, le corps traversé de secousses, je prends son membre en bouche. Je l’embrasse, je le lèche. Je ressens une profonde volupté, je n’ai jamais ressenti un tel bonheur en suçant un homme. Il gémit. Je poursuis mon agréable besogne tandis que je sens sous mes doigts tout son être se tendre. Il ondule, amorce des mouvements de va-et-vient, s’arrête le temps que je reprenne le contrôle du tempo. Nous sommes couverts de sueur. Il halète de plaisir. Son excitation m’émoustille et mon clitoris est gorgé de vibrations toujours plus intenses. Je devine sa tête renversée en arrière, ses mains sont posées sur ma tête m’indiquant par une légère pression de ne pas m’arrêter. Lorsqu’un râle plus puissant que tous les autres s’échappe. Au même moment, un jet puisant de sperme m’emplit la bouche. Mon corps est alors secoué d’un orgasme, mes yeux se révulsent et je me laisse m’écraser au sol. Il e faut quelques minutes pour reprendre mes esprits. C’est alors que je m’approche de lui, il est également couché. Quelques gouttes de sang s’échappent de sa bouche.

 

 


 

 

« La cage »

Il les avait toutes deux menottées. Couchées sur le sol de la cellule, elles haletaient, gémissaient, couinaient. Leurs vulves gorgées de plaisir, tendues vers le ciel, palpitaient. Un simple effleurement de leur sexe leur arrachait un râle sourd qui le faisait bander de plus belle. Le service achevé, le commissariat fermé, ils s’étaient tous les trois entendus sur un regard. Elles étaient les nouvelles recrues et il les avait accompagnées dans leurs premières missions. S’occuper de crimes et autres histoires glauques au fil des journées, augmentait la pression et le besoin de laisser s’échapper la tension. Des spasmes les parcouraient toutes les deux et leurs corps ondulaient sur le sol crasseux de cette cage. Marie avait été la première nue. Il l’avait plaquée au sol et, son bâton puissant tendu, il se frayait un chemin entre ses lèvres brûlantes. L’épais tissu de son pantalon tenait la bride  son braquemart déchainé. Julie s’était alors glissée près d’eux et tout en parcourant de ses les doigts les contours de sa fente, s’était appliquée à lui ôter sa boucle qui pesait sur le sexe de Marie. Elle lui avait ouvert la braguette, arraché vivement le pantalon et s’attachait à présent à parcourir la fente de ses fesses de la pointe de son pied. Elle réalisait un mouvement de va et vient du bas de son dos jusqu’à l’aurore de ses couilles. Et même si son pénis continuait à se frayer un passage entre les cuisses de Marie, son esprit était totalement gagné par l’ivresse procurée par cette besogne pédestre minutieuse. Tandis qu’il pousse un rugissement de plaisir, les grosses cuisses rondes de Marie s’entrouvrent un peu plus avant et son pénis assoiffé pénètre en ce triangle humide. Tous ses sens s’affolent, le sel de leurs sueurs picote sous la langue. Il enfourne sa langue compulsivement entre les lèvres entrouvertes de Marie. Julie masse de ses orteils son paquet qui se balance au rythme de cette danse. Il perd le contrôle. Une extase double le gagne. Son front est fiévreux. Sa puissance lui arrache des grognements rauques auxquels ces deux salopes répondent par de petits cris étouffés. Ses boules sont prêtes à éclater. Son pénis est en feu. Il courbe les fesses et plonge son vit plus profondément. Julie intensifie la pression de son pied, joue de toute la dextérité de ses orteils. L’extase le gagne. Marie, la tête penchée en arrière, a les yeux révulsés. Il se retire. Julie pivote. Et, dans un mouvement, se penche vers son sexe qu’elle avale goulûment. Des éclairs éclatent dans sa tête. Il sent tous ses membres fondrent. Tandis que son sperme jaillit dans sa bouche aux parois de satin.

 

 

Contine déformée

« Ah ! Vous dirai-je Maman
Ah ! Vous dirai-je Charmant
Je durci dans un mouvement
Mon envie claque et sonne
Comme un râle qui résonne
Moi je suce tes bonbons
Et ton pénis, poliçon !

Ah ! Vous dirai-je Charmant
£Je durci dans un mouvement
Suce mon vit que je retienne
Où mettre ma langue et la tienne
Moi je jouis entre tes fesses
Quelle extase, ultime caresse. »

 

Calligramme

« Ta chatte »

Ta chatte ondule sans répits
Ta chatte miaule à mes cris
Ta chatte comble mon vit
£Ta chatte brille dans la nuit.

 

« Sainte invitation »

Marcel m’apporta la missive tant attendue. L’évêque allait me recevoir. Ma lubricité avait fait ma renommée. On glissait mon petit nom sous les soutanes : Doux Jésus. Le saint évêque avait dissimulé sa vie intention d’enfourcher ma douce pine sous une convocation au repas pascal. Nous discutions avec Marcel à la porte du monastère. Tandis que je parcourais l’invitation, notre jeune facteur Marcel, me relatait sa relation naissante avec la jeune Colette lorsqu’elle avait, à sa demande appuyée, soulevé légèrement sa longue jupe. Je souriais intérieurement à l’évocation imagée de gros vits qui lui pénétraient son petit con, son cul serré et sa bouche en cœur. La jeune Colette aurait beau crier Père et Mère, il est certain qu’elle finirait par en redemander. Mais je ne mangeais pas de ce pain-là. Et marcel allait sans doute devoir encore patienter longtemps avant d’en mettre une seule miette en bouche. J’espérais pour lui que son romantisme ne l’empêchait pas de s’asticoter promptement soir et matin afin de garder le moral. Car, même marié, la femme est parfois peu encline aux jeux lubriques qui peuvent naître dans un esprit masculin. Dieu seul sait. Mes fantasmes les plus dégradants auraient empourprés le joue de la saint Colette et l’aurait fait suffoquer jusqu’à l’étourdissement. Je m’asseyais fort heureusement à une autre table. Et mon cher évêque l’avait entendu de cette oreille. Le menu annoncé parlait de lui-même …

Méli-mélo de boules gorgées de miel
accompagnées d’asperges jeunes et croquantes.

Agneau sauté façon triviale
petites pommes de terre grenailles rehaussées d’un jus de carottes parfumées au thym et au laurier.

Fondant lunaire aux étoiles écumantes
bordé de pépites au chocolat blanc.

Tandis que la voix de Marcel se faisait de plus en plus lointaine, un ardent brasier avait pris au creux de mon bas ventre à la lecture de ce menu plus que prometteur. Je connaissais Monseigneur de réputation. J’avais eu la chance de rencontrer certains de ses disciples qui m’avaient, sinon mis en transe extatique, du moins m’avaient fait oublier le prénom de ma bonne mère ! Une lumière ardente illuminait leur regard quand ils vous attrapaient la queue. C’était loin d’être des illuminés. Ils semblaient avoir étudié le corps masculin et sa mécanique comme on étudie la bible. O joie ! Douce volupté ! à l’idée de me prendre le braquemart vertueux de ce saint homme. J’hochais une dernière fois la tête en signe d’assentiment à ce jeune Marcel et prenait congé de ses lamentations de puceau. Il était plus que temps que j’aille m’asticoter l’oiseau.

 

Conte déformé

« Trou merveilleux »

Alice était curieuse. C’était loin d’être son seul défaut. Lubrique dans l’âme depuis sa naissance. Ses parents s’étaient horrifiés à la vue de leur chère enfant se fourrant le hochet de naissance dans sa petite chatte, alors âgée d’à peine quatre ans. Ordre avait été donné au château de ne jamais rien laisser trainer. La cuisinière s’arrachait les cheveux lorsque les légumes du marché disparaissaient comme par enchantement. La petite Alice enfournait tout et ses petits cris aigus d’extase renouvelée avaient rendus frigides ses pauvres parents. La privation était donc de mise. Sa mère jurant qu’elle parviendrait à remettre Alice sur le chemin de la vertu, avait pris pour habitude de lui lire des livres sans image. La petite, âgée de 7 ans alors n’y comprenait rien et, faisant mine d’écouter, scrutait naturellement les alentours en recherche de nouvelles perspectives à s’en pénétrer le con. C’est alors qu’un lapin blanc sort d’un bosquet. Ses longues oreilles n’échappent évidemment pas à la diablesse d’enfant. Déjà sa petite vulve s’agite, des spasmes compulsifs animent son vagin et sa culotte rose à pois blanc s’empourpre vivement. Elle retient un cri sachant qu’il est important d’échapper à la vigilance parentale pour peut-être assouvir ce désir qui s’épanouit en elle.  Elle s’élance à la poursuite du lapin. Elle imagine déjà sa petite pine sans doute pas plus grande que les carottes du jardin mais travailleuse comme les lapins savent faire, se dit-elle. Le lapin n’a pas remarqué qu’il était suivi. Il s’empresse car il est en retard. Il n’a pas de culotte, remarque Alice. Et cette observation enhardit l’excitation qui gagne le sexe de la jeune fille. Elle le hèle, crie son nom «  Mon beau lapin » mais Monsieur lapin n’entend rien, trop occupé par son retard. Il pénètre dans un trou. Alice s’élance à sa suite. Il fait sombre et lui faut un moment avant de s’acclimater à l’obscurité. Lorsque peu à peu elle s’habitue à la pénombre, plusieurs ombres se détachent. Alice sourit car enfin elle se sent chez elle. Autour d’elle, s’enculent en couronne toutes sortes de bêtes étranges et moins étranges. Un jeu de cartes, des fleurs, un dodo, une reine immense, un roitelet, un lézard avec une échelle, un lièvre, un chapelier, … Alice aperçoit enfin son lapin blanc. Sans attendre, elle s’avance vers lui, prend sa carotte et rejoint la joyeuse bande. C’est sûr, elle est bien arrivée au Pays de Merveilles.

 

Textes du week-end d’écriture libertine organisé par le Coin Bleu, animé par Sophie Barthélémy à la Maison de la Francité. 

 

Textes de Misslice

 

Paris

 

Il y a une vue imprenable sur paris du haut de ce pont

Il y a le froid qui se glisse entre mes cuisses

Il y a toi et moi face à face, au milieu, et l’air frais qui sépare nos visages amoureux

Il y a la nuit et ce réverbère un peu lointain qui irise ta peau bleutée

Il y a la vapeur qui se dégage de la seine et nous enveloppe un peu

Il y a la rambarde en acier au creux de mes reins

Il y a la pointe de mes seins toute dure, presque douloureuse

Il y a la chaleur de ta main qui vogue entre mes bas, mes jarretelles, mes courbes et mes déliés

Il y a ce bateau mouche qui arrive par derrière, noir de touristes japonais

Il y a la saveur de ta salive qui s’introduit entre mes lèvres

Il y a leurs appareils photos qui flashent la belle capitale comme une mannequin décharnée

Il y a ton regard qui soudain se colore d’une pointe de lubrisme amusé

Il y a le son de ton souffle assourdi par le vrombissement du bateau qui s’approche

Il y a d’un coup toutes ces lumières qui m’obligent à fermer les yeux

Il y a tes mains coquines qui d’un soufflet offrent mon cul aux curieux

Il y a Paris qui soigne sa réputation : la ville des plaisirs, ville de lumière

Il y a le bateau qui poursuit la seine indifférente  et qui ne pourra pas la rattraper

 

 

 

Voisinage

 

Rose-Marie sonna à la porte, on alla ouvrir. C’était son voisin du 5ème étage. Il la fit entrer. Chez lui, elle remarqua des feuilles qui jonchaient le parquet ancien. Il dit simplement  «C’est par là » et lui emboita le pas dans le salon.

 

Rose-Marie sonna à la porte, tremblante, on alla ouvrir. C’était son voisin du 5ème étage. Il la fit entrer sans un mot. Chez lui, elle remarqua des feuilles manuscrites qui jonchaient le parquet XVIIIème siècle. Il dit simplement  «C’est par là » et lui emboita le pas dans le salon. Elle fit tomber son pardessus à ses pieds.

 

Rose-Marie appuya longuement sur le bouton de la sonnette, la porte s’ouvrit immédiatement. C’était son voisin du 5ème étage. Il la fit entrer sans un mot. Chez lui, elle remarqua des feuilles qui jonchaient le parquet. Elle put apercevoir quelques mots épars couchés sur le papier. Il lui dit simplement  «C’est par là » et lui emboita le pas dans le salon. Elle fit tomber son pardessus et alla directement s’allonger sur le canapé.

 

Rose-Marie arriva haletante, elle appuya longuement sur le bouton de la sonnette, la porte s’ouvrit immédiatement. C’était son voisin, il était grand, brun, élancé. Elle le reconnaissait maintenant qu’il la faisait entrer. Chez lui, elle remarqua des feuilles qui jonchaient le parquet. En passant devant, elle put apercevoir quelques mots parmi ceux qu’elle avait déjà lus : « je te connais. Seule chez toi. Elle vit aussi quelques ratures sur les mots quand tu te branles et remplacés par les mots quand tu te caresses. Il lui dit simplement  «C’est par là » en la suivant dans le salon. Elle fit tomber son pardessus à ses pieds, se révéla dans sa nudité et alla s’allonger sur le canapé comme prévu.

 

Rose-Marie arriva chez lui. Elle avait chaud, de cette chaleur qui accompagne l’envie. Sa bouche était sèche, mais ses lèvres dégoulinaient. Elle appuya longuement sur le bouton de la sonnette, la porte s’ouvrit immédiatement. C’était ce fameux voisin qui venait de lui avouer dans une longue lettre qu’il l’observait depuis des semaines ou peut-être des mois. Elle le reconnaissait maintenant, c’était donc lui, elle était plutôt bien tombée. En entrant, elle put apercevoir tous les brouillons de sa lettre. Elle reconnut quelques mots comme : « je veux te sentir. N’aies crainte, je ne te toucherais pas, sauf si tu me le demandes. Je connais chacun des gestes que tu aimes. Je t’ai tellement observée. Oses venir chez moi, sur mon canapé». Il lui dit «C’est par là » en lui montrant de la main le dit canapé. Elle fit tomber son pardessus à ses pieds, elle était nue, comme il le lui avait demandé. Elle alla s’allonger, elle était nerveuse, mais plus encore excitée. D’un geste précis et décidé, elle commença à se branler.

 

Le palier est vide. Le soleil passe son bras par la fenêtre et des filaments de poussière flottent en suspens dans les rais de lumière. Ces deux-là sont désormais à l’intérieur de l’appartement.

Il a osé écrire. Elle a eu le cran de venir. Le reste leur appartient.

Je brule d’écrire la suite, mais d’une part, nous risquerions de basculer dans une pornographie de haute voltige - car le voisin, en plus d’être observateur, est très doué de ses doigts et même de sa langue qu’il glisse partout en de multiples combinaisons. D’autre part, le temps imparti pour cet exercice m’oblige à laisser chacun avec son imagination.

 

 

Le beau au bois dormant

 

Voilà 20 ans maintenant que le beau au bois dormant est dans les bras de Morphée. Et pour une fois c’est moi qui ai réussi à triompher de toutes les épreuves, j’ai exterminé toutes les concurrentes et me voilà face à lui, endormi dans son lit.

Je l’embrasse tendrement comme dans le film. Rien. Il continue à sommeiller sur ses deux oreilles tranquillement. Je suis bien déçue, moi qui ai grandi au milieu de tous ces contes de fée, et si ce n’était pas vrai, on m’aurait menti ?

J’y fourre donc ma langue, dardée et pointue. Je titille, je tourniquotte, je sucotte, j’aspirotte. Toujours rien. Il est là, comme un bien heureux, sur le dos, bras et jambe lourdement étendus sur le lit. De rage, j’arrache la couverture de style ancien sous laquelle il dort. Et à ma grande surprise le beau est nu comme un verre. Certes, il dort, mais son vit est, lui est fièrement levé. Tirant profit de cette fâcheuse situation, je tâche de m’amuser un peu.

Je m’empare de son membre avec une poigne ferme et volontaire. J’hume son sexe qui dégage des effluves salées fraichement appétissantes.  Je passe le plat de ma langue sur le haut de son gland soyeux. C’est doux et chaud. Je titille le petit trou qui pointe tout là-haut en guettant sa réaction, toujours rien. Je poursuis mon exploration autour de son frein tout en le branlant délicatement. Mes va et vient manuels et buccaux font apparaître des veines très proéminentes sur sa verge qui est maintenant nez au vent : dure, grande et grosse. Pour ma part, d’avoir tant salivé m’a mis en appétit et l’humidité a gagné mon petit fruit bien mure. J’ai faim, je suis affamée. Je tente de nouveaux quelques baisers qui n’ont absolument aucun effet sur lui.

Convenez que ce serait trop bête d’abandonner là, si prêt du but. On m’a pourtant juré que je vivrais heureuse et que j’aurais beaucoup d’enfants si je le réveille. N’écoutant que mon courage et mon envie, j’ôte mes habits en toute hate. Ma culotte est trempée, elle sent l’envie à plein nez. Je la soumets à son nez, il frémit, on dirait qu’il va éternuer. Mais finalement rien, toujours rien, si ce n’est son sexe rebelle qui ne veut pas rester coucher.

Eh bien je le chevauche. Je m’empalle sur lui, j’explore différentes sensations en de petits va et vients jusqu’à arriver en des zones très sensibles qui aiment à être émoustillées. Je ralentis mes allers et venus pour bien frotter mon vagin à ces endroits précis. Puis le rythme s’accélère et je suis transportée en de vives vibrations. Mais en ouvrant les yeux, la vue de ce beau prince inerte me mets la libido à zéro. Vexée, je me décide à lui tourner le dos. Je le chevaucherais à l’envers ce valeureux prince de mon cul. Je me branle littéralement sur lui comme s’il s’agissait d’un sex-toy. Dans cette nouvelle position, me lèvres frottent ses couilles lorsque je me frotte à lui, tandis que mon anus est comme défrisé par ses poils pubiens. Il ne bouge toujours pas mais je sens tout de même que la sève monte au creu de ce sexe magnifique. D’instinct, je comprends que je dois me dépêcher d’en profiter. Toujours en le chevauchant de dos, je saisis son sexe que je glisse dans mon cul. Tout doucement d’abord pour sentir son gland me pénétrer tout au bord. Puis, sentant que je suis plus ouverte, je monte et descend avec plus d’assurance. Dans mon excitation, je caresse mon clitoris dans le même temps. Les mouvements deviennent plus rapides et je sens que divers orgasmes me parcourent l’échine.

 

Repue, je finis pas me calmer lorsque j’entends un râle, puis une voix derrière moi. Je rêve ou quoi ?

  

 

Textes de LC

 

Quand je vais vous ordonner « déshabillez-vous»,

Pensez-vous à me répondre sans tarder

Offrir dans le délire vos cuisses écartées

La plus grande envie de plonger mon pénis en érection

Torride transpiration et jus brulant de plaisir

Partie de vous ? Où de moi ? Un seul corps dans le rythme de la danse érotique.

 

Embrasse-moi fort, mon amour, car c’est la dernière fois.

Embrasse-moi, mon amour, car c’est la dernière fois.

Embrasse-moi, amour, car c’est la dernière fois.

Embrasse-moi, car c’est la dernière fois.

Embrasse-moi, c’est la dernière fois.

Embrasse-moi, la dernière fois.

La dernière fois.

La dernière.

Dernière...

 

Crescendo

Vendredi, 14 février, Mlle Nathalie Nys attendait assise dans un vieux fauteuil  au beau milieu de la chambre. Une chambre presque vide. Le tic-tac monotone d’une vieille pendule coupait le silence en petits morceaux. Il était 12:00 quand on sonna à la porte.

Le beau visage de Mademoiselle Nathalie s’illumina. Elle courra vers la porte.

Un bouquet immense des roses rouges parfuma l’entrée :

-Ah ! Que c’est gentil, mon cher Nicolas !!!

Elle lui tendit sa joue pour un baiser et rougit de plaisir.

 

Vendredi, 14 février, Mlle Nys regardait en silence la pendule qui coupait en petits morceaux le début de l’après-midi. A 13:00 quelqu’un frappa à la porte. Le cœur de Nathalie se mit à vibrer d’émotions. Elle se précipita aussitôt vers la porte. Une boite, cœur rouge en velour, inonda l’entrée d’un léger parfum de chocolat mélangé à un parfum raffiné d’homme.

- Comme c’est gentil, mon cher Michel, de penser à moi !!!

Elle lui tendit son joli cou pour un baiser et gémit de plaisir.

 

Vendredi, 14 février, Nathalie était assise dans un vieux fauteuil au beau milieu de la chambre. Elle était en train de lire « Les plus beaux poèmes d’amour » vol.1 quand quelqu’un frappa délicatement à la porte.  Les aiguilles montraient 15.00. Elle n’était pas surprise. Le jeune homme lui sourit, ensuite lui  offrit un cadeau en papier rouge couvert de petits cœurs. C’était un livre. « Les plus beaux poèmes d’amour », vol. 2. Nathalie éclata d’un rire suave.

-Quel geste poétique, mon cher Sébastien ! Cela mérite un baiser.

Elle l’a tiré par le cou et l’a embrassé sur la bouche.

Vendredi, 14 février, il pleuvait des cordes. Il faisait froid et humide.  Dans la grande chambre sombre et vide, Mademoiselle Nathalie Nys était installée dans son vieux fauteuil. La pendule annonça 16.00. Quelqu’un frappa brutalement à la porte. Nathalie sursauta comme si quelqu’un l’avait arrachée de son rêve. Elle hésita avant d’aller ouvrir. Quelque chose de fragile et tendre se cassa en elle. Soudain elle a eu une seule et forte envie : ouvrir la fenêtre et se jeter dans le vide et sous la pluie.

Le client sentait mauvais. Une odeur de transpiration forte et piquante envahit l’entrée de l’appartement. Une voix brute viola le silence de la chambre :

- Alors, ma poulette, 100 euros et on y va ?!

 

 

J’aime cuisiner les hommes et, en général, ils se laissent faire. Il y a eu quand même un qui a hésité entre 5 et 6 secondes avant de me faire tout à fait confiance. Une sorte de poulain qui portait bien son masque de macho glorieux. Alors, rien que pour lui je me suis mise à cuisiner une sauce bien particulière. Il m’a fallu du temps, j’avoue, comme pour un plat exquis, mais cela valait la peine. Aucun de nous deux n’a regretté ce temps. Bien au contraire.

Pour commencer, je me mets à bien mariner la viande fraiche de mon poulain fougueux. Je passe d’abord ma langue sur les parties les plus dures et musclés du corps. Je les cherche avec mes narines dilatée d’excitation, avec mes mains chaudes et câlines, avec ma respiration brulante. Je caresse, je lèche, je goute, je dévore, je me fais suppliée. J’attends encore que la chair bout, gonfle, qu’elle soit prête à exploser et pulvériser son jus incendiaire. Et de ma chair aussi. Le plaisir de mon macho fait aussi monter mon plaisir. Dans un crescendo vertigineux. Et quand nos plaisirs atteignent le point culminant de l’ébullition, nous crions comme deux fous abandonnés à un délire olympique.

 

 

Il y a le silence de cette bibliothèque

Il ya le parfum au gout de pastèque

Il y a moi qui vais te parler

Il y a toi qui va m’écouter

Il y a les livres que je vais te montrer

Il y a tes yeux qui vont les regarder

Il y a tes mains qui voudront les toucher

Il y a moi qui vais te guider

Il y a ton nez qui va les sentir

Il y a toi qui va m’obéir

Il y a « Venus érotique » qui va te plaire

Il y a « Les onze mille verges » de Guillaume Apollinaire

Il y a la poésie érotique de Marcel Béalu

Il y a ta bite en érection salée et nue

Il y a des poèmes érotiques de Paul Verlaine

Il y a les bouts durs de mes seins

Il y a tant des livres dont on n’a pas besoin

Puisqu’il y a nous deux, deux livres sans gêne.

 

 

Ange et Salope

Avant, j’étais une bête malheureuse et je ne savais même pas à quel point. Je n’aimais pas les gens, je n’aimais pas la vie. Rien qui bouge. Rien qui respire ou presque. C’est toi, toi seul, par ta seule présence magique, qui a réussi à changer mon univers en lui donnant un sens. C’est par un beau jour de printemps, dans le jardin de ma tante que notre folie extraterrestre a commencé. Mon ancien corps a disparu. Je suis devenue toute entière une immense lumière. Une sorte de bête inconsciente survolant un nuage rose bonbon. Tu as réveillé en moi l’ange. Mais la salope aussi. Et tu jouais avec toute les deux à tour de rôle. Tantôt je voulais être caressée tendrement comme un ange, tantôt je mourrais d’envie d’être dévorée avec brutalité. Tu l’as lu sur mon visage, tu l’as senti dans ma respiration, tu m’as pris dans tes bras, tu m’as caressé d’abord avec ton regard, et soudain, tu m’as tiré vigoureusement vers toi, par les cheveux. C’était une douleur désirée. Tu me pousses, tu m’attires. Tu joues avec mon corps comme tu joues avec des pétales d’une grosse fleur ouverte. Tu les caresses, tu les sens, tu les… arraches. Je mords mes lèvres, tes lèvres. Le gout de la transpiration douce et amère est pour nous comme un nectar magique. Il nous reste pourtant un obstacle. C’est ma culotte que tu déchires d’un geste ferme et victorieux. Et cela m’excite d’avantage. Je ne veux pas encore décoller. Je me retiens, je veux rester encore sur la terre, encore dans notre jardin inondé des fleurs jaunes, comme des étoiles allumées. Soudain, la pluie commence à tomber, comme pour nous rafraichir les corps avant le moment cosmique.

Tu me pinces les seins. Tu cherches les cuisses sous ma jupe. Tu la soulèves, tu étales les gouttes de pluie sur mon ventre, sur mes fesses. Nos rythmes se synchronisent, je sens ton cul vibrer, je vibre aussi… D’une voix sèche tu prononces les mots que j’attends : Prête ?

Je gémis en guise de réponse et on s’envole, s’envole, s’envole…. D’abord parmi les feuilles fraiches, après sous les hirondelles, ensuite plus haut, sur les nuages…

Plus haut.

Loin de ce jardin.

Loin de ce monde.  

 

 

La petite sirène innocente

- Alors ma belle, ricana la vielle sorcière de l’Océan, tu veux échanger ta queue contre une jolie paire de jambes.

- Oui, dit la petite sirène, d’une voix ferme et impatiente. Je vous en supplie.

- Mais, ma puce, sais-tu a quoi ça sers, les jambes pour une femme ?

- Bien sur, madame. Pour marcher, danser, courir vers l’homme qu’on aime, dit la Petite Sirène avec un soupire rêveur.

- Et … c’est tout ?

- Oui, répondit timidement la sirène.

- Ah ah ah ah ha, éclata dans une cascade de rire la vieille sorcière. Comme tu es innocente et pure, ma petite !!! Je ne vais par te révéler le secret des femmes, mais je vais exaucer ton vœu à une seule condition : tu ne chercheras jamais à caresser ton entre jambe et surtout tu te laisseras pas pénétrer avant le mariage par ton Prince Charmant. Marché conclu ?

- Oui ! Oui ! Mille fois oui ! cria la Petite Sirène folle de joie.

D’un coup de baguette magique, la Petite Sirène se retrouva toute nue, sur une plage, sous le regard éblouie du Prince Charmant.

- Quelle créature charmante et … coquine, dit le Prince en regardant la nudité provocante de la jeune fille. Puis-je vous aider ?

- Oui, dit la Petite Sirène sans gêne elle dit au prince : « Je suis amoureuse de vous et… »

- Oh, cela tombe bien, respira précipitamment le prince qui senti sa bite durcir …

- Et…je veux me marier avec vous … continua la jeune fille nue.

- Mais, pourquoi cette précipitation, ma belle ? On peut d’abord s’offrir de doux moments de plaisir sans trop attendre. Votre corps, humm, si magnifique, si jeune et juteux me rend fou de désir. Je brule, je fonds… Pas vous ?

- Je ne vois pas de quoi vous parlez… mon prince. Qu’est-ce que c’est le désir ?

Sans un mot, le Prince s’est mis à genoux à coté d’elle, pris un de ses seins dans sa bouche gourmande et commença à le sucer. L’autre main toucha doucement les cuisses.

Sous ses caresses suaves du  prince, la fille s’est mise à gémir …

- Ecartez-bien vos jambes, ma belle… 

 

 

Textes de ô

Acrostiche érotique

JE souhaite, ô mon amour, partager avec toi une danse érotique.

VOUDRAIS-tu bien, mon chéri, suivre mes consignes ?

QUE j’ai hâte de voir ton pénis en érection !

TU sais comme ton corps chaud et tendu m’excite au plus haut point !

ME voilà nue et fébrile et toi, vite, déshabille-toi !

PENETRES-tu mes pensées folles et coquines ?

MAINTENANT, je me tiens les cuisses écartées et, toute humide, je t’attends…

 

Mots imposés mais plaisir consenti

 

Il m’arrive d’avoir envie de toi comme une bête : ça peut me prendre partout, comme maintenant près des groseilliers. Mon visage scrute le tien à la recherche de l’étincelle lubrique. Comme nul autre tu sais lire mon désir. Tu me pousses dans les feuilles fraîches. Impatiente, je mords mes lèvres. Tu retires ma culotte aux fleurs jaunes. Sous ma jupe, tu glisses tes mains douces qui me connaissent bien. J’effleure d’abord ton cul et puis je libère ta verge dure de ta braguette. Ta voix sèche me supplie de la mettre en bouche. Les mots se font pressants car le désir est intense. Avidement, je te lèche et je te suce pendant que tu explores ma fleur humide. Brûlante sous tes doigts, je me sens emportée sur un nuage rose. Tout à coup, tu me pinces les tétons. Tu sais que j’ai les seins sensibles et que j’adore ça. Le plaisir que nous ressentons grandit. Sous les hirondelles, nous montons petit à petit au septième ciel. Des deux mains tu caresses mes cheveux. Tu l’as sorti, ton pénis échauffé de ma bouche gourmande. La pluie commence à tomber. La robe complètement relevée, me voilà sur les fesses dans l’herbe fraîche. Tu étales ton corps agile sur le mien. Tu me prends enfin et je me sens remplie de toi. Quel bonheur ! Tu prononces le mot « Salope » avec délectation et tu me susurres dans l’oreille « Toi seule me fais autant bander ! » Ces échanges salaces nous amusent autant qu’ils nous excitent. La pluie suit le rythme de nos mouvements devenus délicieusement frénétiques. Dans le jardin de ma tante, nous avons joui ensemble. Et c’était divinement bien…

 

Une phrase, un mot, un cri

 

Ô mon amant ! Caresse ma chatte humide et fais-moi jouir.

Ô mon amant ! Caresse ma chatte humide. Fais-moi jouir.

Mon amant, caresse-moi ma chatte humide ! Ô Jouir !

Mon amant, caresse ma chatte humide ! Ô Jouir !

Amant, caresse ma chatte humide ! Ô Jouir !

Caresse ma chatte humide ! Ô Jouir !

Caresse ma chatte ! Ô jouir !

Ma caresse ! Ô jouir !

Caresse ! Ô Jouir !

Ô jouir !

Ô !!!

 

Gourmandise sensuelle

 

Dès notre première rencontre, tu as suscité en moi un insatiable appétit. D’abord, je t’ai dévoré des yeux comme on regarde avec envie une pâtisserie dans une vitrine. Tant de nuits, j’ai rêvé au goût qu’aurait ta peau, salée, sucrée, suave, à la caresse de tes cheveux blonds sur mon visage, au miel de tes lèvres roses et charnues sur les miennes. Ta bouche était un fruit que je souhaitais ardemment pouvoir croquer comme un mets défendu. Sensuellement chastes, tes premiers baisers sur ma joue m’imprégnaient de ton parfum enivrant que j’emportais chez moi comme on vole un souvenir précieux. J’ai d’abord cherché à gagner ton attention, puis ton estime et enfin ton désir. Je me suis faite féline. Tu m’as découverte coquine. Notre relation n’est pas restée longtemps platonique. Tu m’as emmenée sur la route de l’extase. Ta langue et la mienne emmêlées, nos salives mélangées, tes mains douces sur mon corps fébrile, tes doigts délicats dans ma fente humide, mes lèvres avides sur ton sexe rose tout dressé. Je t’ai goûté avec délice. Je t’ai savouré jusqu’au bout comme un dessert préféré dont on lèche la cuiller encore avec envie. Ton membre chaud et lisse savait se glisser profondément en moi et m’entraîner avec lui. Nos frottements érotiques ont été d’exquis mouvements. Je pouvais sentir ton cœur battre contre le mien et écouter ta respiration haletante dans mon oreille qu‘il t’arrivait de mordiller comme un bonbon. Tes allées et venues en moi telles des épices exotiques relevaient mon désir puissant pour toi et un plaisir renouvelé et grandissant. Comment oublier nos étreintes fougueuses ? Initiée par toi aux plaisirs charnels, je te garde à jamais dans mes pensées gourmandes…

 

Rouge-Cloître by night

 

Il y a toi et moi réunis.

Il y a la clarté de la nuit.

Il y a la montée mutuelle du désir.

Il y a une envie audacieuse de jouir.

Il y a l’obscurité sensuelle du bois.

Il y a tous nos sens en alerte et en émois.

Il y a dans la forêt de curieux petits bruits.

Il y a tous les arbres faussement endormis.

Il y a ton sexe dur dressé contre mes fesses.

Il y a dans l’air une brise légère d’allégresse.

Il y a ta flatteuse érection, fière et arrogante.

Il y a la peau douce de ta verge triomphante.

Il y a une abondante humidité dans ma fente.

Il y a tes mains qui me déshabillent, impatientes.

Il y a la boucle de ta ceinture qui s’est détachée.

Il y a ma petite culotte en dentelle noire arrachée.

Il y a tes doigts experts qui me caressent délicieusement.

Il y a ta queue satinée qui me pénètre bien profondément.

Il y a les branches mortes qui craquent sous nos quelques pas.

Il y a un chat curieux tapi là-bas, témoin complaisant de nos ébats.

Il y a  toi qui, sous les étoiles, à minuit, me laboures par derrière.

Il y a l’odeur plaisante, humide et sensuelle de la vénérable terre.

Il y a nos mouvements de va-et-vient, encore, encore et encore.

Il y a le plaisir qui monte, monte, monte, et mon corps qui t’implore.

Il y a nos gémissements qui se répondent et puis enfin nos ultimes cris.

Il y a ta semence légère, chaude et blanche qui jaillit et me remplit.

Il y a mes larmes de plaisir et de joie, et mes tout derniers spasmes.

Il y a notre complicité merveilleuse et ce partage à deux de l’orgasme.

 

Cours bien particulier en mode crescendo

 

L’Allemand entendit la sonnerie retentir et se dirigea vers la porte blanche de son appartement blanc. C’était son professeur particulier, une Asiatique aux cheveux un peu ébouriffés par le vent. Il lui dit : « Entre donc, je t’attendais. » Elle lui tendit une joue froide et rougie par la fraîcheur de décembre. Il lui prit son lourd manteau pour le ranger.

 

Ding dong. Le directeur financier est interrompu dans sa lecture. Dans son appartement décoré sobrement et d’un blanc éclatant, il se dirige vers la porte tout aussi blanche. Cet Allemand de 40 ans aux traits lisses a rendez-vous avec une belle Asiatique venue lui donner un cours particulier de français. Le vent a balayé ses longs cheveux noirs. Il l’accueille avec un sourire et l’incite à entrer. En ce soir de décembre, elle offre à ses lèvres une joue toute fraîche. Il lui retire son épais manteau pour le pendre dans le vestiaire.

 

Mademoiselle Bambou, venue pour un cours très particulier, appuie sur le bouton de la sonnette de l’appartement immaculé du jeune directeur financier au charme germain. Aussitôt, Lukas lui ouvre la porte, l’embrasse et la fait entrer. La belle ôte son manteau tout chaud, nécessaire en ce mois de décembre. Audacieuse, elle offre alors à son regard un corps nu. Cette nudité inattendue suscite en lui un agréable étonnement et une étincelle de lubricité surgit dans ses yeux. Les voilà tous deux chargés de désir et prêts à s’embraser.

 

Le germanique Lukas, qui dirige les finances d’un groupe alimentaire important, ouvre la porte à son invitée aux yeux bridés venue lui enseigner quelques subtilités de la langue française. Ce cours sera différent des précédents : elle a décidé d’être plus entreprenante en se présentant nue sous son manteau d’hiver. Une fois remis de la surprise de cette soudaine nudité, il s’empresse d’accueillir son professeur particulier d’une façon plus adaptée en lui léchant la joue qu’elle a encore toute fraîche. Alors, leurs langues se lient et leurs bouches se dévorent frénétiquement. Après avoir défait sa boucle de ceinture et baissé son pantalon Hugo Boss, elle entreprend de lui embrasser efficacement le gland. Il découvre qu’elle a un sacré coup de langue, la créature coquine, et qu’elle est décidément moins timide qu’il l’avait jugée.

 

Alors que la soirée est en train de tomber et que l’hiver est bien installé, Lukas, directeur financier et quadragénaire bien conservé grâce à ses origines germaniques, accueille Bambou pour une leçon spéciale qu’elle vient lui prodiguer. Elle lui a d’abord enseigné les nuances du français pendant de nombreuses semaines, avant de lui proposer aujourd’hui une séance plus charnelle afin de développer d’autres compétences linguistiques. Audacieusement nue sous son manteau, qu’il a tôt fait d’ôter, elle commence par le sucer goulûment dans son beau fauteuil laiteux. Décidé à la satisfaire pour démontrer sa virilité nordique, il veut glisser en elle et la faire jouir. Alors, il la chevauche vigoureusement dans son canapé de cuir blanc. Les coups de reins la font crier et gémir de plaisir. Lui aussi s’embrase à son tour dans son con parfumé au jasmin. Il se dit qu’il lui faudra quelques cours supplémentaires pour maîtriser la grammaire de son corps, la conjugaison de ses courbes, l’orthographe de ses gémissements et le lexique étendu de l’orgasme.

 

Monsieur L. ouvre la porte à Mademoiselle B. Ils ont convenu de quelques séances de français. 30 euros l’heure de cours. Lui est germanique. Elle, vient du côté du soleil levant. Dring dring. Elle vient d’appeler pour annuler leur rencontre. En ce mois de décembre, le froid a eu raison d’elle. La voilà toute grippée. Dans son grand loft vide et froid, il s’affale dans son fauteuil terne et tristement blanc. Ce soir, il a juste envie de décompresser après une journée éreintante à parler stratégies financières. Il s’adonne alors à une masturbation relaxante, avec à l’esprit des visions de belles chattes asiatiques.

 

Cendrillon, le conte pas pour enfants

 

Aidée de sa marraine et plus fidèle complice, Cendrillon a pu gagner le bal à bord d’un beau carrosse. Elle est belle dans sa robe transparente, avec ses épaules et son dos nus et satinés, avec ses cheveux longs et libres, avec ses yeux complices et pétillants, avec sa bouche rose et gourmande comme un cœur. Ainsi parée, elle est très excitante et il faudrait être fou pour ne pas désirer la croquer.

 

Quand elle arrive au château, le prince n’a plus d’yeux que pour elle et se surprend à bander en public. Très vite, il l’invite à danser sur la piste. Il peut sentir les tétons de la belle pointer contre son torse princier. Leurs pas les mènent bientôt dans une salle plus intime à l’arrière. Cendrillon porte sa plus jolie culotte, héritage de sa défunte et affectueuse mère. Sa chatte humide est offerte à l’explorateur curieux. Elle rêve que le membre royal vienne la défoncer et lui arracher quelques cris.

 

Le prince s’assied sur le trône vide. Après avoir ôté sa petite culotte,  elle le chevauche et met toute son énergie à lui astiquer le gland, doux et tout gonflé de désir. Bien que novice dans cet exercice, elle mène la danse et impose son rythme. Cette bite dure et puissante en elle lui procure l’extase dont elle a tant rêvé lorsqu’elle menait une existence chaste et misérable. Il jouit en elle et la remplit de sa noble semence, sensation douce et chaude. Mais déjà sonnent les douze coups de minuit. Dans son départ précipité, elle oublie sa culotte.

 

Le fils du roi se retrouve bientôt seul. Il respire le tissu pour s’imprégner d’elle encore une fois. Une senteur délicate s’en dégage, parfum discret et exquis, innocemment impertinent, délicieusement enivrant. Il s’est décidé. C’est elle qu’il épousera. A l’aube, il demandera à chaque jeune fille du royaume de lui confier une culotte à humer. Seule celle qui aura cette fragrance caractéristique pourra prétendre au mariage.

 

Cendrillon, arrivée chez elle, ne sait pas encore que son destin sera royal, mais elle mouille abondamment en repensant à la soirée délicieusement coquine qu’elle vient de passer. 

 

 

 

Textes de Micheline Goethals

 

Sentir du bout des lèvres la douceur de ton gland

Ton pénis en érection  s’enflamme et s’échauffe

Membre bientôt victorieux de la danse érotique, du chant de notre étreinte

Fort de ton désir dressé, gonflé, tu t’approches «  encore »,

« plus près », je te hume, Je bois tes soupirs, « déshabille-toi »

Entre doucement, là, reste au bord de mon sexe

Mes lèvres prêtes  s ’ouvrent  , t’appellent

Cuisses écartées pour l’ accueil

Humides d’envie et d’appétit

 

 

Les nuits opalines

 

A l’heure des nuits opalines où seules quelques flammèches grésillent, tu t’enveloppes et t’enroules, des volutes des fumées de tabac. Ta sensualité s’éveille à nos mots échangés, au face à face

malicieux. Je goûte ton désir dans ton regard (ton désir exulte ton regard).Un parfum de vanille nous accompagne tout le long.

Dans nos bouches, les fluides humides circulent, les langues se frôlent, se cherchent, se pénètrent, nos têtes s’affolent, nos cuisses se frottent, se palpent, s’entrecroisent, appellent une nouvelle caresse.

Savoir que dans l’ivresse, je te jouirai, émousse et décuple ma volupté.Ton souffle haletant, vif et fébrile effleure ma chair frissonnante. La brulure d’une gorgée de whisky laisse tes lèvres humides entrouvertes et participe à la vigueur de tes doigts qui fouillent.Tu frémis comme une douce brise d’été, savoures ce doux nectar des dieux. Le crissement du cuir de ta ceinture marque la fin des préludes, prémisses de l’envoûtement.Fermement, tu écartes mes fesses, mon ventre est en feu. Tu lèches puis mords ma nuque offerte.Les frottements, frôlements, mouvements se précipitent : je veux calmer l’ardeur, je veux que ça dure encore. Très lentement, j’introduis ton membre dans ma bouche. Je m’empli d’un tel bonheur de sentir ton corps pressé, pressant, ta peau tendue, ta peau écorchée où perlent quelques gouttes de sang, blessures de mon puissant vertige.Tu maîtrises la cadence des coups de reins, le rythme s’accélère, tu glisses, fouettes, cognes audedans, je me fonds dans l’agréable besogne.

Que la douleur endurée accroisse le plaisir.

 

 

Tes noirs parfums enivrent mon calice aux délices exquis

Tes noirs parfums enivrent mon calice, délices exquis

Noirs parfums enivre(nt) mon calice, délices exquis

Enivrent parfums mon calice, délices exquis

Délices exquis enivrent mon calice

Délices enivrent mon calice

Délices, calice, enivrent

Enivre(nt) calice

Calice

 

 

Recette

 

Ecarter puis mordiller tes lèvres charnues, duveteuses.

Glisser ma langue gourmande dans le grand orifice buccal

Laper la belle fente ouverte, le blanc liquide, la délicieuse coulée

Malaxer, tournoyer, fouailler toujours plus profond avec fougue dans l’antre

Toucher les muqueuses humides du bout des doigts

Maintenir le trouble, l’autre pénétration

Humecter de salive les lèvres voluptueuses, la bouche pleine de l’ivresse

La bouche comme un calice…

 

 

Il y a ses prunelles limpides dans le clair-obscur

Il y a la souplesse de tes mouvements

Il y a la volupté de ta voix quand tu murmures, susurres, chuchotes

Il y a ce corps léger, cet esprit aérien

Il y a le poète de l’étreinte sur les planches

Il y a les mains, la bouche, les mots du grand désir

Il y a les senteurs boisées de la scène

Il y a la chaleur des projecteurs…

 

 

Elle, dessinait quelques croquis rapides, pieds nus sur le bois. Lui, offrait son corps juvénile  étendu sur la couverture. L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce.

 

Elle, dessinait prise d’une ferveur frémissante , quelques croquis rapides, pieds nus sur le bois.Lui, offrait son corps juvénile étendu sur la couverture.L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce.

 

Elle, dessinait dans sa fièvre, quelques croquis rapides, pieds nus sur la chaleur du bois.Lui, offrait ses épaules, ses flancs et son sexe glâbre étendu sur la couverture.L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce. Galvanisée, elle dessinait frénétiquement ses flancs chauds, les courbes des fesses pulpeuses et son sexe qui raidissait.L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce.

 

Dans l’ivresse, les cuisses humides, elle dessinait comme si elle caressait le velouté de son gland.Lui, offrait dans son regard les flammes de son désir impudique.L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce.

Eperdu d’envie, son sexe hurlait, brulait de l’imaginer en elle pendant qu’elle dessinait.

Lui, (à présent) plus audacieux, humectait de salive son épine et l’astiquait.L’air frais et le jasmin s’épanchait dans la pièce.

 

Elle dessinait cet homme membru et dans l’ivresse souhaitait qu’il le lui enfonce, le retire, la manipule, la pioche, la perfore, la perce, qu’il lui cogne le tréfonds du con, d’un coup de reins qu’il la délivre.

Quelques perles ruisselaient sur sa peau, les commissures ouvertes, offertes. Elle, tout à se perdre.

Lui, officiait, se massait, frottait, pressait, pétrissait, lui offrait la promesse de répandre sa divine liqueur.Lui, tout à sa puissante excitation.L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce.

 

 

 «  Barbe bleue »

 

La main tremblante, les doigts crispés, elle glissa la clef tachée de sang dans le trou de  la serrure, poussa lentement la porte grinçante, traversa le couloir plongé dans la pénombre.Elle tressaillit aux sons des  gémissements lointains puis s’arrêta sur le seuil.Enveloppés de vapeurs d’eau, étendus, alanguis, des corps sans visages s’accolaient.Des fragments de pieds, de mains se caressaient ; de bras, de jambes, de ventres s’enroulaient ; des

cuisses, des fesses s’entrouvraient.Des peaux huileuses se dégageaient les senteurs de fleurs d’orangers.Les soupirs rauques formaient les accords graves, les cris aigus, la mélodie et l’invitaient dans la danse orgiaque.Elle fut baignée d’onguents, respira les effluves de pavot pour préparer son corps  avant

l ’écartèlement…

 

 

Texte de Viviane

 

 Il y a cet aérogare où s’affairent des voyageurs pressés

 Il y a toi assis sur ce siège, le regard lointain

 Il y a toi que je frôle en humant ton odeur

 Il y a toi qui sens bon cet arôme de tabac et de sueur

 Il y a cette foule anonyme qui nous entoure, nous observe

 Il y a toi qui lève les yeux, me regardant comme on découvre la lumière du matin

 Il y a toi et ce frisson qui s’empare de moi

 Il y a toi qui d’un petit signe bref me donne l’ordre de m’asseoir à côté de toi

 Il y a toi qui frôle ma main et me regarde comme si c’était la dernière fois

 Il y a cette chaleur maintenant qui s’élève entre nous

 Il y a le silence

 Il y a nos regards

 Il y a ces avions qui s’envolent au loin

 Il y a ta main qui cherche la mienne

 Il y a cette moiteur qui envahit nos ventres

 Il y a cette promesse d’un exil lointain

 Il y a toi et moi

 Il n’y a pas de mots

 Il n’y a plus de mots

 

 

Textes de M.G

 

Regarde son pénis en érection se durcir entre mes doigts.

Moi je ne t’aime qu’à travers le regard que tu poses sur moi.

Tu le hais, tu le jalouses, tu domines ton ardeur, parce que…

Dans cette danse érotique, tu n’es que spectateur.

Les cuisses écartées je retarde l’instant.

Faire de lui mon objet n’est qu’un jeu d’enfant.

Déshabille-toi et  souffre de me voir jouir à mon tour. Car c’est l’unique définition que je donne à

 

 

Sweet Whisky

 

Les fumées du tabac de ce club anglais créaient une atmosphère d’étrange exiguïté. Cinq hommes bavardaient, un whisky à la main. Le complet en tweed semblait être l’uniforme du lieu, une capsule de dandysme préservée du temps. Nous étions jeunes et prétentieux, notre sensualité se résumait à la batte de cricket que nous emmanchions les dimanches après-midis. Dans nos bouches, des conversations superficielles sur nos conquêtes passées et futures. Nos têtes étaient pleines de pensées pour les femmes que nous ne possèderions jamais. Du coin de l’œil, nous observions ces hommes, fumant leurs cigares, dans une ivresse propice aux plus exquises confidences.  Ils décidèrent de nous ouvrir leur cercle… Quel serait le rite initiatique ? Nos cuisses semblaient lourdes sur les fauteuils capitonnés dont nous touchions le cuir nerveusement. Nous les entendions rire et nous riions par politesse. Le plus petit des dandys, chauve et sûr de lui, toucha ma cuisse. Mon réflexe sembla amuser ses complices. Il continua l’exploration de ma cuisse, cherchant de nouvelles caresses, s’amusant des sursauts de ma chair frissonnante. Le regard vif, il me désigna son voisin de fauteuil : « J’aimerais que tu fasses jouir mon ami ». Je frémis.

 

Autour de moi, mes compagnons se délectaient. À genoux, je pris le membre dans ma bouche, mes lèvres étaient humides.  Je léchais ce pénis maladroitement, je le goûtais, sa chaleur irradiait mon corps, comme le soleil lorsque souffle une douce brise d’été. Ma peau se tendit, mon membre se durcit. Le petit chauve m’exprima sa satisfaction baissant mon pantalon. Écartant mes fesses, il amorça une lente pénétration. Je sentis mon corps rempli jusqu’à l’explosion.  Après quelques coups de reins, apparurent des gouttes de sang. Je ne pouvais dissocier la douleur que j’endurais du plaisir physique.  Aurais-je jamais imaginé vivre un tel bonheur ? Mon furtif amant semblait comblé par son agréable besogne initiatique. Mon plaisir s’en accrut tout autant.

 

Le silence se fit. Mes amis me regardèrent, sans me juger.

Nous avions 19 ans, nous nous pensions en formidables champions, mais c’est ce soir-là, que nous prîmes conscience que la volupté n’était pas une affaire de bâton.

 

 

7. Elle pleure chaque fois que tu jouis.

6. Pleure, chaque fois que tu jouis.

5. Tu jouis, pleure, chaque fois.

4. Tu jouis ? Elle pleure.

3. Elle pleure : jouis.

2. Jouis-tu ?

1. Jouis !

 

 

Comestible

 

 

J’ai toujours rêvé de le manger. Comme un fruit juteux, chaud et effort, offert à ma bouche. Sa peau est douce, son parfum est sucré. La nuit, aux heures de gourmandise coupable, je le mordille. Je passe ma main sur sa peau, j’en ai l’eau à la bouche. J’entends qu’il respire. Alors je le lèche, de haut en bas. Je m’imagine un festin qui pourrait durer des heures. L’entrée : j’embrasse son torse, ses épaules, j’hume l’odeur fiévreuse qui emprisonne son sommeil. Je suis douce. Le plat : je presse sa bouche, ses lèvres me répondent, je croque sa lèvre. Je le réveille. Il me bouscule, le jeu est plus drôle quand l’appétit se rebelle. Je suis dure. Le dessert : ma bouche descend en son centre. J’effleure son gland avec mon menton, il sent bon. Je le suce, je le prends à pleine bouche. Il me fait saliver. Lorsque sa vigueur se dissout le long de ma gorge, je sais que cette nuit encore je ne serai pas rassasiée, affamée par la gastronomie de l’amour.

 

 

Il y a ces portes qui s’ouvrent sur tes cuisses nerveuses et longues

Il y a cet homme qui te respire la nuque

Il y a cette main qui tente de te frôler, doucement, doucement

Il y a ce rythme qui t’émoustille

Il y a ce regard que tu n’oses lui porter

Il y a cette lèvre au parfum mentholé

Il y a cette main qui a trouvé son chemin, doucement, doucement

Il y a ce bouton charnu qui te fait atteindre le dernier étage

Il y a moi qui observe les portes se refermer.

 

 

Cela faisait des mois qu’elle voulait tout ranger, s’assurant de mille prétextes pour l’éviter. Dans cette petite pièce à l’unique fenêtre ouverte, K. tenait une énorme caisse maladroitement fermée. Ses talons nerveux faisaient craquer le parquet.  Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin, le temps du rangement était peut-être arrivé.

 

Cela faisait des mois qu’elle voulait tout ranger. Dans cette petite pièce à l’unique fenêtre ouverte, K. tenait une énorme caisse maladroitement fermée contenant des dizaines de paires de chaussures dépareillées. Comme une réponse émanant des pieds, ses talons nerveux se mirent à faire craquer le parquet.  Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin, le temps du rangement était peut-être arrivé, elle n’échapperait pas à la corvée.

 

Cela faisait des mois qu’elle voulait tout ranger. K. regardait cette énorme caisse béante et ses dizaines de paires de chaussures dépareillées. Ses talons nerveux se mirent à faire craquer le parquet.  Elle ne comprenait jamais ce qui la poussait à commettre ces achats sauvages, une série illogique d’actes manqués, sans doute réponse immédiate émanant de ses pieds. Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin, le temps du rangement ne serait peut-être plus une corvée.

 

Face à cette énorme caisse béante, K avait décidé de tout ranger. Paire par paire, elle remettait de l’ordre dans ces couples dépareillés. Elle sentait le cuir, effleurait le liège, caressait la soie dans ses paumes humides. Ses talons nerveux se mirent à faire craquer le parquet. Une réponse immédiate émanant de ses pieds. Dans cette petite pièce à l’unique fenêtre ouverte, les rideaux de lin chatouillaient ses épaules dégagées. Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin, le temps du rangement était enfin amorcé.

 

K. regardait cette énorme caisse. Béante. Elle avait décidé de tout ranger. Elle prenait chaque paire de chaussures dépareillées, les compensées, lesajourées, celles aux talons longs et astiqués. Il n’y avait pas que ses paument qui étaient humides. Comme une réponse émanant de ses pieds, elle caressa le pli de ses orteils et goûta ses doigts, plein de volupté. Les rideaux de lin caressaient ses épaules dégagées. Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin, on entendait des soupirs étouffés. Le temps du rangement semblait oublié.

 

Cela faisait des mois qu’elle voulait tout ranger. K. regardait cette énorme caisse. Béante. Paire par paire, elle remettait de l’ordre dans son couple dépareillé. Comme une réponse émanant de ses pieds, elle ouvrit les petites lèvres de son sexe, humide. Elle prenait chaque paire de chaussures : les compensées, lesajourées et attrapa un talon long et astiqué. Dans cette petite pièce à l’unique fenêtre ouverte, les rideaux de lin caressaient ses épaules dégagées. Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin résonna le plaisir qui la fit hurler. Le temps du rangement l’avait dépassée.

 

 

La belle et la bête.

"Elle préférait le parfum de la rose"

 

Elle tentait de se souvenir. Les rires de ses sœurs, l’odeur de la rose, tout était allé très vite. Elle était étendue sur les draps de satin blanc aux initiales brodées LB. Les yeux fermés, elle repensait à cette nuit singulière. Droguée, elle avait découvert cet homme à la peau d’ébène, au regard de jais qui la fixait dans la nuit. Son sexe semblait monstrueux, prêt à exploser. La lune était pleine, le désir l’avait foudroyée, faisant monter le sang jusqu’à ses joues, violacées d’impudeur. Elle ne savait pas où elle était. Elle voulut le bousculer, d’abord pour se défendre. Il l’en empêcha. Le jeu l’excitait. Elle empoigna le sexe tendu et le lécha, le mordit. L’homme recula. Il était bon. Elle passa ses doigts dans ses longs cheveux roux, en un geste aguicheur. Sa poitrine pointait, insolente, comme une réponse impertinente à cette débauche de virilité. Il la saisit par les jambes. Violemment. Il écarta ses lèvres humides et n’en fit qu’une bouchée. Elle cria. Elle pleura. Elle l’enjamba comme un destrier apprivoisé, dans un mouvement de va-et-vient rythmés.  Elle l’emprisonna entre ses cuisses, dans une valse enfiévrée, jusqu’à ce qu’il soit vaincu. Elle se rappelle s’être endormie à ses côtés,  Belle, le corps bercé de volupté… Échauffée par cette nuit elle ouvrit les yeux. Une caresse sur la main, elle sentit un corps duveteux. Elle hurle ! Quel est ce monstre qui partage son lit ?  Deux initiales lui répondirent : LB, la Bête.

 

 

Texte d’André Hankar

 

Il y a deux semaines, j’étais chez mon boucher

Il y a là une vendeuse rayonnante de beauté

Il y a, en la regardant, de quoi me damner

Il y a chez moi, de lascives pensées

Il y a une formidable envie  de plus près la humer

Il y a l’odeur de l’américain  suggérant  actions libertines épicées

Il y a son sourire quand elle pèse le demi-kilo commandé

Il y a la jouissance  que de  son corps j’aimerais retirer

Il y a hélas la réalité

Il y a ton âge André ; cesse de rêver

Il y a tes écritures pour ne plus imaginer

Il ya là de quoi tes fantasmes contrôler

Il y a un temps pour tout.

 

 

 

Auteur : Ô

Acrostiche érotique

JE souhaite, ô mon amour, partager avec toi une danse érotique.

VOUDRAIS-tu bien, mon chéri, suivre mes consignes ?

QUE j’ai hâte de voir ton pénis en érection !

TU sais comme ton corps chaud et tendu m’excite au plus haut point !

ME voilà nue et fébrile et toi, vite, déshabille-toi !

PENETRES-tu mes pensées folles et coquines ?

MAINTENANT, je me tiens les cuisses écartées et, toute humide, je t’attends…

 

Mots imposés mais plaisir consenti

 

Il m’arrive d’avoir envie de toi comme une bête : ça peut me prendre partout, comme maintenant près des groseilliers. Mon visage scrute le tien à la recherche de l’étincelle lubrique. Comme nul autre tu sais lire mon désir. Tu me pousses dans les feuilles fraîches. Impatiente, je mords mes lèvres. Tu retires ma culotte aux fleurs jaunes. Sous ma jupe, tu glisses tes mains douces qui me connaissent bien. J’effleure d’abord ton cul et puis je libère ta verge dure de ta braguette. Ta voix sèche me supplie de la mettre en bouche. Les mots se font pressants car le désir est intense. Avidement, je te lèche et je te suce pendant que tu explores ma fleur humide. Brûlante sous tes doigts, je me sens emportée sur un nuage rose. Tout à coup, tu me pinces les tétons. Tu sais que j’ai les seins sensibles et que j’adore ça. Le plaisir que nous ressentons grandit. Sous les hirondelles, nous montons petit à petit au septième ciel. Des deux mains tu caresses mes cheveux. Tu l’as sorti, ton pénis échauffé de ma bouche gourmande. La pluie commence à tomber. La robe complètement relevée, me voilà sur les fesses dans l’herbe fraîche. Tu étales ton corps agile sur le mien. Tu me prends enfin et je me sens remplie de toi. Quel bonheur ! Tu prononces le mot « Salope » avec délectation et tu me susurres dans l’oreille « Toi seule me fais autant bander ! » Ces échanges salaces nous amusent autant qu’ils nous excitent. La pluie suit le rythme de nos mouvements devenus délicieusement frénétiques. Dans le jardin de ma tante, nous avons joui ensemble. Et c’était divinement bien…

 

Une phrase, un mot, un cri

 

Ô mon amant ! Caresse ma chatte humide et fais-moi jouir.

Ô mon amant ! Caresse ma chatte humide. Fais-moi jouir.

Mon amant, caresse-moi ma chatte humide ! Ô Jouir !

Mon amant, caresse ma chatte humide ! Ô Jouir !

Amant, caresse ma chatte humide ! Ô Jouir !

Caresse ma chatte humide ! Ô Jouir !

Caresse ma chatte ! Ô jouir !

Ma caresse ! Ô jouir !

Caresse ! Ô Jouir !

Ô jouir !

Ô !!!

 

Gourmandise sensuelle

 

Dès notre première rencontre, tu as suscité en moi un insatiable appétit. D’abord, je t’ai dévoré des yeux comme on regarde avec envie une pâtisserie dans une vitrine. Tant de nuits, j’ai rêvé au goût qu’aurait ta peau, salée, sucrée, suave, à la caresse de tes cheveux blonds sur mon visage, au miel de tes lèvres roses et charnues sur les miennes. Ta bouche était un fruit que je souhaitais ardemment pouvoir croquer comme un mets défendu. Sensuellement chastes, tes premiers baisers sur ma joue m’imprégnaient de ton parfum enivrant que j’emportais chez moi comme on vole un souvenir précieux. J’ai d’abord cherché à gagner ton attention, puis ton estime et enfin ton désir. Je me suis faite féline. Tu m’as découverte coquine. Notre relation n’est pas restée longtemps platonique. Tu m’as emmenée sur la route de l’extase. Ta langue et la mienne emmêlées, nos salives mélangées, tes mains douces sur mon corps fébrile, tes doigts délicats dans ma fente humide, mes lèvres avides sur ton sexe rose tout dressé. Je t’ai goûté avec délice. Je t’ai savouré jusqu’au bout comme un dessert préféré dont on lèche la cuiller encore avec envie. Ton membre chaud et lisse savait se glisser profondément en moi et m’entraîner avec lui. Nos frottements érotiques ont été d’exquis mouvements. Je pouvais sentir ton cœur battre contre le mien et écouter ta respiration haletante dans mon oreille qu‘il t’arrivait de mordiller comme un bonbon. Tes allées et venues en moi telles des épices exotiques relevaient mon désir puissant pour toi et un plaisir renouvelé et grandissant. Comment oublier nos étreintes fougueuses ? Initiée par toi aux plaisirs charnels, je te garde à jamais dans mes pensées gourmandes…

 

Rouge-Cloître by night

 

Il y a toi et moi réunis.

Il y a la clarté de la nuit.

Il y a la montée mutuelle du désir.

Il y a une envie audacieuse de jouir.

Il y a l’obscurité sensuelle du bois.

Il y a tous nos sens en alerte et en émois.

Il y a dans la forêt de curieux petits bruits.

Il y a tous les arbres faussement endormis.

Il y a ton sexe dur dressé contre mes fesses.

Il y a dans l’air une brise légère d’allégresse.

Il y a ta flatteuse érection, fière et arrogante.

Il y a la peau douce de ta verge triomphante.

Il y a une abondante humidité dans ma fente.

Il y a tes mains qui me déshabillent, impatientes.

Il y a la boucle de ta ceinture qui s’est détachée.

Il y a ma petite culotte en dentelle noire arrachée.

Il y a tes doigts experts qui me caressent délicieusement.

Il y a ta queue satinée qui me pénètre bien profondément.

Il y a les branches mortes qui craquent sous nos quelques pas.

Il y a un chat curieux tapi là-bas, témoin complaisant de nos ébats.

Il y a  toi qui, sous les étoiles, à minuit, me laboures par derrière.

Il y a l’odeur plaisante, humide et sensuelle de la vénérable terre.

Il y a nos mouvements de va-et-vient, encore, encore et encore.

Il y a le plaisir qui monte, monte, monte, et mon corps qui t’implore.

Il y a nos gémissements qui se répondent et puis enfin nos ultimes cris.

Il y a ta semence légère, chaude et blanche qui jaillit et me remplit.

Il y a mes larmes de plaisir et de joie, et mes tout derniers spasmes.

Il y a notre complicité merveilleuse et ce partage à deux de l’orgasme.

 

Cours bien particulier en mode crescendo

 

L’Allemand entendit la sonnerie retentir et se dirigea vers la porte blanche de son appartement blanc. C’était son professeur particulier, une Asiatique aux cheveux un peu ébouriffés par le vent. Il lui dit : « Entre donc, je t’attendais. » Elle lui tendit une joue froide et rougie par la fraîcheur de décembre. Il lui prit son lourd manteau pour le ranger.

 

Ding dong. Le directeur financier est interrompu dans sa lecture. Dans son appartement décoré sobrement et d’un blanc éclatant, il se dirige vers la porte tout aussi blanche. Cet Allemand de 40 ans aux traits lisses a rendez-vous avec une belle Asiatique venue lui donner un cours particulier de français. Le vent a balayé ses longs cheveux noirs. Il l’accueille avec un sourire et l’incite à entrer. En ce soir de décembre, elle offre à ses lèvres une joue toute fraîche. Il lui retire son épais manteau pour le pendre dans le vestiaire.

 

Mademoiselle Bambou, venue pour un cours très particulier, appuie sur le bouton de la sonnette de l’appartement immaculé du jeune directeur financier au charme germain. Aussitôt, Lukas lui ouvre la porte, l’embrasse et la fait entrer. La belle ôte son manteau tout chaud, nécessaire en ce mois de décembre. Audacieuse, elle offre alors à son regard un corps nu. Cette nudité inattendue suscite en lui un agréable étonnement et une étincelle de lubricité surgit dans ses yeux. Les voilà tous deux chargés de désir et prêts à s’embraser.

 

Le germanique Lukas, qui dirige les finances d’un groupe alimentaire important, ouvre la porte à son invitée aux yeux bridés venue lui enseigner quelques subtilités de la langue française. Ce cours sera différent des précédents : elle a décidé d’être plus entreprenante en se présentant nue sous son manteau d’hiver. Une fois remis de la surprise de cette soudaine nudité, il s’empresse d’accueillir son professeur particulier d’une façon plus adaptée en lui léchant la joue qu’elle a encore toute fraîche. Alors, leurs langues se lient et leurs bouches se dévorent frénétiquement. Après avoir défait sa boucle de ceinture et baissé son pantalon Hugo Boss, elle entreprend de lui embrasser efficacement le gland. Il découvre qu’elle a un sacré coup de langue, la créature coquine, et qu’elle est décidément moins timide qu’il l’avait jugée.

 

Alors que la soirée est en train de tomber et que l’hiver est bien installé, Lukas, directeur financier et quadragénaire bien conservé grâce à ses origines germaniques, accueille Bambou pour une leçon spéciale qu’elle vient lui prodiguer. Elle lui a d’abord enseigné les nuances du français pendant de nombreuses semaines, avant de lui proposer aujourd’hui une séance plus charnelle afin de développer d’autres compétences linguistiques. Audacieusement nue sous son manteau, qu’il a tôt fait d’ôter, elle commence par le sucer goulûment dans son beau fauteuil laiteux. Décidé à la satisfaire pour démontrer sa virilité nordique, il veut glisser en elle et la faire jouir. Alors, il la chevauche vigoureusement dans son canapé de cuir blanc. Les coups de reins la font crier et gémir de plaisir. Lui aussi s’embrase à son tour dans son con parfumé au jasmin. Il se dit qu’il lui faudra quelques cours supplémentaires pour maîtriser la grammaire de son corps, la conjugaison de ses courbes, l’orthographe de ses gémissements et le lexique étendu de l’orgasme.

 

Monsieur L. ouvre la porte à Mademoiselle B. Ils ont convenu de quelques séances de français. 30 euros l’heure de cours. Lui est germanique. Elle, vient du côté du soleil levant. Dring dring. Elle vient d’appeler pour annuler leur rencontre. En ce mois de décembre, le froid a eu raison d’elle. La voilà toute grippée. Dans son grand loft vide et froid, il s’affale dans son fauteuil terne et tristement blanc. Ce soir, il a juste envie de décompresser après une journée éreintante à parler stratégies financières. Il s’adonne alors à une masturbation relaxante, avec à l’esprit des visions de belles chattes asiatiques.

 

Cendrillon, le conte pas pour enfants

 

Aidée de sa marraine et plus fidèle complice, Cendrillon a pu gagner le bal à bord d’un beau carrosse. Elle est belle dans sa robe transparente, avec ses épaules et son dos nus et satinés, avec ses cheveux longs et libres, avec ses yeux complices et pétillants, avec sa bouche rose et gourmande comme un cœur. Ainsi parée, elle est très excitante et il faudrait être fou pour ne pas désirer la croquer.

 

Quand elle arrive au château, le prince n’a plus d’yeux que pour elle et se surprend à bander en public. Très vite, il l’invite à danser sur la piste. Il peut sentir les tétons de la belle pointer contre son torse princier. Leurs pas les mènent bientôt dans une salle plus intime à l’arrière. Cendrillon porte sa plus jolie culotte, héritage de sa défunte et affectueuse mère. Sa chatte humide est offerte à l’explorateur curieux. Elle rêve que le membre royal vienne la défoncer et lui arracher quelques cris.

 

Le prince s’assied sur le trône vide. Après avoir ôté sa petite culotte,  elle le chevauche et met toute son énergie à lui astiquer le gland, doux et tout gonflé de désir. Bien que novice dans cet exercice, elle mène la danse et impose son rythme. Cette bite dure et puissante en elle lui procure l’extase dont elle a tant rêvé lorsqu’elle menait une existence chaste et misérable. Il jouit en elle et la remplit de sa noble semence, sensation douce et chaude. Mais déjà sonnent les douze coups de minuit. Dans son départ précipité, elle oublie sa culotte.

 

Le fils du roi se retrouve bientôt seul. Il respire le tissu pour s’imprégner d’elle encore une fois. Une senteur délicate s’en dégage, parfum discret et exquis, innocemment impertinent, délicieusement enivrant. Il s’est décidé. C’est elle qu’il épousera. A l’aube, il demandera à chaque jeune fille du royaume de lui confier une culotte à humer. Seule celle qui aura cette fragrance caractéristique pourra prétendre au mariage.

 

Cendrillon, arrivée chez elle, ne sait pas encore que son destin sera royal, mais elle mouille abondamment en repensant à la soirée délicieusement coquine qu’elle vient de passer. 

 

 

 

Textes de Micheline Goethals

 

Sentir du bout des lèvres la douceur de ton gland

Ton pénis en érection  s’enflamme et s’échauffe

Membre bientôt victorieux de la danse érotique, du chant de notre étreinte

Fort de ton désir dressé, gonflé, tu t’approches «  encore »   , «  plus près », je te hume, Je bois tes soupirs, « déshabille-toi »

Entre doucement, là, reste au bord de mon sexe

Mes lèvres prêtes  s ’ouvrent  , t’appellent

Cuisses écartées pour l’ accueil

Humides d’envie et d’appétit

 

 

Les nuits opalines

 

A l’heure des nuits opalines où seules quelques flammèches grésillent, tu t’enveloppes et t’enroules, des volutes des fumées de tabac. Ta sensualité s’éveille à nos mots échangés, au face à face

malicieux. Je goûte ton désir dans ton regard (ton désir exulte ton regard).Un parfum de vanille nous accompagne tout le long.

Dans nos bouches, les fluides humides circulent, les langues se frôlent, se cherchent, se pénètrent, nos têtes s’affolent, nos cuisses se frottent, se palpent, s’entrecroisent, appellent une nouvelle caresse.

Savoir que dans l’ivresse, je te jouirai, émousse et décuple ma volupté.Ton souffle haletant, vif et fébrile effleure ma chair frissonnante. La brulure d’une gorgée de whisky laisse tes lèvres humides entrouvertes et participe à la vigueur de tes doigts qui fouillent.Tu frémis comme une douce brise d’été, savoures ce doux nectar des dieux. Le crissement du cuir de ta ceinture marque la fin des préludes, prémisses de l’envoûtement.Fermement, tu écartes mes fesses, mon ventre est en feu. Tu lèches puis mords ma nuque offerte.Les frottements, frôlements, mouvements se précipitent : je veux calmer l’ardeur, je veux que ça dure encore. Très lentement, j’introduis ton membre dans ma bouche. Je m’empli d’un tel bonheur de sentir ton corps pressé, pressant, ta peau tendue, ta peau écorchée où perlent quelques gouttes de sang, blessures de mon puissant vertige.Tu maîtrises la cadence des coups de reins, le rythme s’accélère, tu glisses, fouettes, cognes audedans, je me fonds dans l’agréable besogne.

Que la douleur endurée accroisse le plaisir.

 

 

Tes noirs parfums enivrent mon calice aux délices exquis

Tes noirs parfums enivrent mon calice, délices exquis

Noirs parfums enivre(nt) mon calice, délices exquis

Enivrent parfums mon calice, délices exquis

Délices exquis enivrent mon calice

Délices enivrent mon calice

Délices, calice, enivrent

Enivre(nt) calice

Calice

 

 

Recette

 

Ecarter puis mordiller tes lèvres charnues, duveteuses.

Glisser ma langue gourmande dans le grand orifice buccal

Laper la belle fente ouverte, le blanc liquide, la délicieuse coulée

Malaxer, tournoyer, fouailler toujours plus profond avec fougue dans l’antre

Toucher les muqueuses humides du bout des doigts

Maintenir le trouble, l’autre pénétration

Humecter de salive les lèvres voluptueuses, la bouche pleine de l’ivresse

La bouche comme un calice…

 

 

Il y a ses prunelles limpides dans le clair-obscur

Il y a la souplesse de tes mouvements

Il y a la volupté de ta voix quand tu murmures, susurres, chuchotes

Il y a ce corps léger, cet esprit aérien

Il y a le poète de l’étreinte sur les planches

Il y a les mains, la bouche, les mots du grand désir

Il y a les senteurs boisées de la scène

Il y a la chaleur des projecteurs…

 

 

Elle, dessinait quelques croquis rapides, pieds nus sur le bois. Lui, offrait son corps juvénile  étendu sur la couverture. L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce.

 

Elle, dessinait prise d’une ferveur frémissante , quelques croquis rapides, pieds nus sur le bois.Lui, offrait son corps juvénile étendu sur la couverture.L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce.

 

Elle, dessinait dans sa fièvre, quelques croquis rapides, pieds nus sur la chaleur du bois.Lui, offrait ses épaules, ses flancs et son sexe glâbre étendu sur la couverture.L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce. Galvanisée, elle dessinait frénétiquement ses flancs chauds, les courbes des fesses pulpeuses et son sexe qui raidissait.L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce.

 

Dans l’ivresse, les cuisses humides, elle dessinait comme si elle caressait le velouté de son gland.Lui, offrait dans son regard les flammes de son désir impudique.L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce.

Eperdu d’envie, son sexe hurlait, brulait de l’imaginer en elle pendant qu’elle dessinait.

Lui, (à présent) plus audacieux, humectait de salive son épine et l’astiquait.L’air frais et le jasmin s’épanchait dans la pièce.

 

Elle dessinait cet homme membru et dans l’ivresse souhaitait qu’il le lui enfonce, le retire, la manipule, la pioche, la perfore, la perce, qu’il lui cogne le tréfonds du con, d’un coup de reins qu’il la délivre.

Quelques perles ruisselaient sur sa peau, les commissures ouvertes, offertes. Elle, tout à se perdre.

Lui, officiait, se massait, frottait, pressait, pétrissait, lui offrait la promesse de répandre sa divine liqueur.Lui, tout à sa puissante excitation.L’air frais et le jasmin s’épanchaient dans la pièce.

 

 

 «  Barbe bleue »

 

La main tremblante, les doigts crispés, elle glissa la clef tachée de sang dans le trou de  la serrure, poussa lentement la porte grinçante, traversa le couloir plongé dans la pénombre.Elle tressaillit aux sons des  gémissements lointains puis s’arrêta sur le seuil.Enveloppés de vapeurs d’eau, étendus, alanguis, des corps sans visages s’accolaient.Des fragments de pieds, de mains se caressaient ; de bras, de jambes, de ventres s’enroulaient ; des

cuisses, des fesses s’entrouvraient.Des peaux huileuses se dégageaient les senteurs de fleurs d’orangers.Les soupirs rauques formaient les accords graves, les cris aigus, la mélodie et l’invitaient dans la danse orgiaque.Elle fut baignée d’onguents, respira les effluves de pavot pour préparer son corps  avant

l ’écartèlement…

 

 

Texte de Viviane

 

 Il y a cet aérogare où s’affairent des voyageurs pressés

 Il y a toi assis sur ce siège, le regard lointain

 Il y a toi que je frôle en humant ton odeur

 Il y a toi qui sens bon cet arôme de tabac et de sueur

 Il y a cette foule anonyme qui nous entoure, nous observe

 Il y a toi qui lève les yeux, me regardant comme on découvre la lumière du matin

 Il y a toi et ce frisson qui s’empare de moi

 Il y a toi qui d’un petit signe bref me donne l’ordre de m’asseoir à côté de toi

 Il y a toi qui frôle ma main et me regarde comme si c’était la dernière fois

 Il y a cette chaleur maintenant qui s’élève entre nous

 Il y a le silence

 Il y a nos regards

 Il y a ces avions qui s’envolent au loin

 Il y a ta main qui cherche la mienne

 Il y a cette moiteur qui envahit nos ventres

 Il y a cette promesse d’un exil lointain

 Il y a toi et moi

 Il n’y a pas de mots

 Il n’y a plus de mots

 

 

Textes de M.G

 

Regarde son pénis en érection se durcir entre mes doigts.

Moi je ne t’aime qu’à travers le regard que tu poses sur moi.

Tu le hais, tu le jalouses, tu domines ton ardeur, parce que…

Dans cette danse érotique, tu n’es que spectateur.

Les cuisses écartées je retarde l’instant.

Faire de lui mon objet n’est qu’un jeu d’enfant.

Déshabille-toi et  souffre de me voir jouir à mon tour. Car c’est l’unique définition que je donne à

 

 

Sweet Whisky

 

Les fumées du tabac de ce club anglais créaient une atmosphère d’étrange exiguïté. Cinq hommes bavardaient, un whisky à la main. Le complet en tweed semblait être l’uniforme du lieu, une capsule de dandysme préservée du temps. Nous étions jeunes et prétentieux, notre sensualité se résumait à la batte de cricket que nous emmanchions les dimanches après-midis. Dans nos bouches, des conversations superficielles sur nos conquêtes passées et futures. Nos têtes étaient pleines de pensées pour les femmes que nous ne possèderions jamais. Du coin de l’œil, nous observions ces hommes, fumant leurs cigares, dans une ivresse propice aux plus exquises confidences.  Ils décidèrent de nous ouvrir leur cercle… Quel serait le rite initiatique ? Nos cuisses semblaient lourdes sur les fauteuils capitonnés dont nous touchions le cuir nerveusement. Nous les entendions rire et nous riions par politesse. Le plus petit des dandys, chauve et sûr de lui, toucha ma cuisse. Mon réflexe sembla amuser ses complices. Il continua l’exploration de ma cuisse, cherchant de nouvelles caresses, s’amusant des sursauts de ma chair frissonnante. Le regard vif, il me désigna son voisin de fauteuil : « J’aimerais que tu fasses jouir mon ami ». Je frémis.

 

Autour de moi, mes compagnons se délectaient. À genoux, je pris le membre dans ma bouche, mes lèvres étaient humides.  Je léchais ce pénis maladroitement, je le goûtais, sa chaleur irradiait mon corps, comme le soleil lorsque souffle une douce brise d’été. Ma peau se tendit, mon membre se durcit. Le petit chauve m’exprima sa satisfaction baissant mon pantalon. Écartant mes fesses, il amorça une lente pénétration. Je sentis mon corps rempli jusqu’à l’explosion.  Après quelques coups de reins, apparurent des gouttes de sang. Je ne pouvais dissocier la douleur que j’endurais du plaisir physique.  Aurais-je jamais imaginé vivre un tel bonheur ? Mon furtif amant semblait comblé par son agréable besogne initiatique. Mon plaisir s’en accrut tout autant.

 

Le silence se fit. Mes amis me regardèrent, sans me juger.

Nous avions 19 ans, nous nous pensions en formidables champions, mais c’est ce soir-là, que nous prîmes conscience que la volupté n’était pas une affaire de bâton.

 

 

7. Elle pleure chaque fois que tu jouis.

6. Pleure, chaque fois que tu jouis.

5. Tu jouis, pleure, chaque fois.

4. Tu jouis ? Elle pleure.

3. Elle pleure : jouis.

2. Jouis-tu ?

1. Jouis !

 

 

Comestible

 

 

J’ai toujours rêvé de le manger. Comme un fruit juteux, chaud et effort, offert à ma bouche. Sa peau est douce, son parfum est sucré. La nuit, aux heures de gourmandise coupable, je le mordille. Je passe ma main sur sa peau, j’en ai l’eau à la bouche. J’entends qu’il respire. Alors je le lèche, de haut en bas. Je m’imagine un festin qui pourrait durer des heures. L’entrée : j’embrasse son torse, ses épaules, j’hume l’odeur fiévreuse qui emprisonne son sommeil. Je suis douce. Le plat : je presse sa bouche, ses lèvres me répondent, je croque sa lèvre. Je le réveille. Il me bouscule, le jeu est plus drôle quand l’appétit se rebelle. Je suis dure. Le dessert : ma bouche descend en son centre. J’effleure son gland avec mon menton, il sent bon. Je le suce, je le prends à pleine bouche. Il me fait saliver. Lorsque sa vigueur se dissout le long de ma gorge, je sais que cette nuit encore je ne serai pas rassasiée, affamée par la gastronomie de l’amour.

 

 

Il y a ces portes qui s’ouvrent sur tes cuisses nerveuses et longues

Il y a cet homme qui te respire la nuque

Il y a cette main qui tente de te frôler, doucement, doucement

Il y a ce rythme qui t’émoustille

Il y a ce regard que tu n’oses lui porter

Il y a cette lèvre au parfum mentholé

Il y a cette main qui a trouvé son chemin, doucement, doucement

Il y a ce bouton charnu qui te fait atteindre le dernier étage

Il y a moi qui observe les portes se refermer.

 

 

Cela faisait des mois qu’elle voulait tout ranger, s’assurant de mille prétextes pour l’éviter. Dans cette petite pièce à l’unique fenêtre ouverte, K. tenait une énorme caisse maladroitement fermée. Ses talons nerveux faisaient craquer le parquet.  Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin, le temps du rangement était peut-être arrivé.

 

Cela faisait des mois qu’elle voulait tout ranger. Dans cette petite pièce à l’unique fenêtre ouverte, K. tenait une énorme caisse maladroitement fermée contenant des dizaines de paires de chaussures dépareillées. Comme une réponse émanant des pieds, ses talons nerveux se mirent à faire craquer le parquet.  Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin, le temps du rangement était peut-être arrivé, elle n’échapperait pas à la corvée.

 

Cela faisait des mois qu’elle voulait tout ranger. K. regardait cette énorme caisse béante et ses dizaines de paires de chaussures dépareillées. Ses talons nerveux se mirent à faire craquer le parquet.  Elle ne comprenait jamais ce qui la poussait à commettre ces achats sauvages, une série illogique d’actes manqués, sans doute réponse immédiate émanant de ses pieds. Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin, le temps du rangement ne serait peut-être plus une corvée.

 

Face à cette énorme caisse béante, K avait décidé de tout ranger. Paire par paire, elle remettait de l’ordre dans ces couples dépareillés. Elle sentait le cuir, effleurait le liège, caressait la soie dans ses paumes humides. Ses talons nerveux se mirent à faire craquer le parquet. Une réponse immédiate émanant de ses pieds. Dans cette petite pièce à l’unique fenêtre ouverte, les rideaux de lin chatouillaient ses épaules dégagées. Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin, le temps du rangement était enfin amorcé.

 

K. regardait cette énorme caisse. Béante. Elle avait décidé de tout ranger. Elle prenait chaque paire de chaussures dépareillées, les compensées, lesajourées, celles aux talons longs et astiqués. Il n’y avait pas que ses paument qui étaient humides. Comme une réponse émanant de ses pieds, elle caressa le pli de ses orteils et goûta ses doigts, plein de volupté. Les rideaux de lin caressaient ses épaules dégagées. Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin, on entendait des soupirs étouffés. Le temps du rangement semblait oublié.

 

Cela faisait des mois qu’elle voulait tout ranger. K. regardait cette énorme caisse. Béante. Paire par paire, elle remettait de l’ordre dans son couple dépareillé. Comme une réponse émanant de ses pieds, elle ouvrit les petites lèvres de son sexe, humide. Elle prenait chaque paire de chaussures : les compensées, lesajourées et attrapa un talon long et astiqué. Dans cette petite pièce à l’unique fenêtre ouverte, les rideaux de lin caressaient ses épaules dégagées. Au cœur de cet espace blanc au plafond sans fin résonna le plaisir qui la fit hurler. Le temps du rangement l’avait dépassée.

 

 

La belle et la bête.

"Elle préférait le parfum de la rose"

 

Elle tentait de se souvenir. Les rires de ses sœurs, l’odeur de la rose, tout était allé très vite. Elle était étendue sur les draps de satin blanc aux initiales brodées LB. Les yeux fermés, elle repensait à cette nuit singulière. Droguée, elle avait découvert cet homme à la peau d’ébène, au regard de jais qui la fixait dans la nuit. Son sexe semblait monstrueux, prêt à exploser. La lune était pleine, le désir l’avait foudroyée, faisant monter le sang jusqu’à ses joues, violacées d’impudeur. Elle ne savait pas où elle était. Elle voulut le bousculer, d’abord pour se défendre. Il l’en empêcha. Le jeu l’excitait. Elle empoigna le sexe tendu et le lécha, le mordit. L’homme recula. Il était bon. Elle passa ses doigts dans ses longs cheveux roux, en un geste aguicheur. Sa poitrine pointait, insolente, comme une réponse impertinente à cette débauche de virilité. Il la saisit par les jambes. Violemment. Il écarta ses lèvres humides et n’en fit qu’une bouchée. Elle cria. Elle pleura. Elle l’enjamba comme un destrier apprivoisé, dans un mouvement de va-et-vient rythmés.  Elle l’emprisonna entre ses cuisses, dans une valse enfiévrée, jusqu’à ce qu’il soit vaincu. Elle se rappelle s’être endormie à ses côtés,  Belle, le corps bercé de volupté… Échauffée par cette nuit elle ouvrit les yeux. Une caresse sur la main, elle sentit un corps duveteux. Elle hurle ! Quel est ce monstre qui partage son lit ?  Deux initiales lui répondirent : LB, la Bête.

 

 

Texte d’André.

 

Il y a deux semaines, j’étais chez mon boucher

Il y a là une vendeuse rayonnante de beauté

Il y a, en la regardant, de quoi me damner

Il y a chez moi, de lascives pensées

Il y a une formidable envie  de plus près la humer

Il y a l’odeur de l’américain  suggérant  actions libertines épicées

Il y a son sourire quand elle pèse le demi-kilo commandé

Il y a la jouissance  que de  son corps j’aimerais retirer

Il y a hélas la réalité

Il y a ton âge André ; cesse de rêver

Il y a tes écritures pour ne plus imaginer

Il ya là de quoi tes fantasmes contrôler

Il y a un temps pour tout.

 

 

 

 

  

 

Textes 2010

Chaque participant devait commencer leur texte par l'incipit suivant: "Une mouche maigre tournait, depuis un moment, dans l'autocar aux glaces pourtant relevées." tiré d'une nouvelle de Camus "La femme adultère".

Puis toutes les quinze minutes un nouvel élément (phrase, musique, objet etc) devait être inséré dans le texte. Au bout des trois heures d'écriture la fiction devait, pour tout le monde, se terminer par ce même excipit: " Ce n'est rien, mon chéri, disait-elle, ce n'est rien "

 

 

 

 

         Une faim de mouche

 

 

Une mouche maigre tournait, depuis un moment, dans l'autocar aux glaces

pourtant relevées.

Il faisait chaud dans cet autocar, si chaud que la mouche suait. Elle était

maigre de n'avoir rien mangé ni bu depuis 3 jours qu'elle était enfermé dans

cette boite longue, tantôt lumineuse, tantôt sombre, bruyante et puante.

Elle avait bien tenté de se nourrir en se posant négligemment, l'air de rien,

sur un sandwich tomate-pastrami, une soupe aux artichauts ou encore un

hot- dog à la saucisse charnue.

Peine perdue, elle était à chaque fois chassée, écrasée, soufflée; on avait

même essayer de l'éjecter de la boite roulante.

Navrée par tant de méchanceté humaine, elle s'était réfugiée sur

le rétroviseur, la où personne ne pourrait l'atteindre, et ses yeux à facettes

globuleux ne perdaient pas une miette du paysage sauvage qui se déroulait

tel un ruban multicolore. Ce qu'elle voyait la torturait: ici un cactus géant en

de forme de hot dog ,là un sandwich de rocher rouge, plus loin une salade

buissonnante: elle avait faim.

 

Un soir, à la tombée de la nuit, la lumière et le paysage changèrent: de sombres

collines nimbées de brumes apparurent réduisant l'autocar à l'état de

miniature. La longue boite bruyante cessa tout mouvement tandis qu'une odeur

de caoutchouc surchauffé envahit l'habitacle.

Des paroles jaillirent ça et là pour peu à peu s'unir entre elles et former un intense

bourdonnement. Petit à petit les fenêtres s'ouvrirent laissant s'insinuer

une fraicheur inhabituelle et bienfaitrice.

Oubliant sa faim, la mouche maigre rassembla ses forces, poussa sur ses pattes

tremblantes et s'engagea dans le vol de la liberté.

Celui-ci prit rapidement fin d'épuisement au pied de l'autobus.

Un sommeil lourd suivit cette tentative d'évasion et lorsqu'elle se réveilla dans une

atmosphère humide et boisée, aux odeurs de bourgeons et de champignons,

l'autobus avait disparu.

Elle s'était endormie dans une fleur grenat en perles de rosées. Elle put enfin

se désaltérer et, tandis qu'elle butinait, sentit qu'elle s'élevait sans le moindre

battement d'ailes.

Portée par la fleur, elle-même cueillie par une main délicate et parfumée, elles

furent glissées dans le corsage d'une jeune femme lisant sur un banc couvert de

fourrure.

La faim la tenaillait toujours et pas le moindre déjeuner en vue.

 

Soudain monta de la fleur une musique lancinante qui petit à petit s'insinua

au creux du corps décharné et sec, lui procurant une douce chaleur.

Musique sauce curry, agneau Tikka, tendre et veloutée, mélopées salivaires

effaçant la faim jusqu'à la satiété.

Le petit corps se souleva pour léviter et se mit lentement à tournoyer dans

une vision colorée. Les ailes se multipliaient à l'infini: elle était la déesse

mouche, à la fois mâle et femelle, jeune mouche, mûre mouche, vieille

mouche.

 

Le changement fut brutal: de la pleine lumière elle s'enfonça dans une nuit

froide obscure et sans odeur. Un bruit sec et métallique interrompit la vision

magique: elle était enfermée dans une théière de métal étamé, telle celle

qu'utilisaient les nomades de tous les déserts du monde.

Qui dit théière, dit eau chaude voire brûlante. Si elle ne sortait pas rapidement

de là, elle allait finir ébouillantée...le ventre toujours vide.

La seule issue possible était le bec verseur: dans l'obscurité elle chercha à

distinguer l'orifice qui la conduirai vers la lumière. Après quelques tentatives

infructueuses et légèrement assommée, elle réussit enfin à s'échapper.

 

Epuisée par tant d'émotions, la mouche plus maigre que jamais se posa sur

une chose molle, souple, chaude, vivante. une odeur de sueur âcre chatouilla

ses naseaux contribuant à lui soulever l'estomac dont rien ne pouvait sortir.

C'était le ventre arrondi d'un chinois à grande moustache qui ronflait à

l'ombre des palétuviers.

Somnolente, la mouche se laissa bercer pour s'endormir montante et

descendante au gré de la respiration du dormeur.

Lorsque le gros homme se leva, elle fut projetée hors de ses rêves garnis

et pantagruéliques mais compris aussitôt qu'il était le seul espoir de trouver

pitance. Elle s'accrocha et fut bientôt récompensée de sa folle témérité.

Ils arrivèrent à une auberge où les ânes broutaient dans la cour,

il demanda des beignets qu'on prépara pour lui.

Aussitôt assaillie par les odeurs d'huiles et de viandes, la mouche se

précipita dans la cuisine. pour constater qu'elle n'était pas seule: d'autres

consœurs plus grasses avaient trouvé leur bonheur et la chasse était gardée.

Pour manger il fallait se battre ou être maligne.

 

En sentant l'odeur suave de l'encens elle décida de saisir sa chance.

Dans une cuisine chinoise l'encens à chasser les importuns et plus

certainement les mouches gourmandes.

Les grasses compatriotes s'enfuirent par centaines. Malgré la menace de

suffocation, elle résista et se réfugia près des viandes sous la table

du boucher, là où le sang s'échappe par rigoles entières, puis par petites

gouttes épaisse et odorantes.

Ce fut un pur bonheur: elle se trempa, se baigna, s'ébroua et se rassasia

jusqu'à n'en plus pouvoir.

Repue, gavée, replète elle se laissa glisser et entraîner dans le nectar

rougeoyant, d'abord rivière puis ruisseau. La course du liquide épais

ralentit petit à petit pour finalement se figer dans une coagulation

poisseuse couleur cerise noire.

 

Tant bien que mal, la mouche s'extirpa de cette croûte voluptueuse et prit

un envol lourd et anarchique. La nuit était tombée. Elle se dirigea vers

l'unique source lumineuse éblouissante dans l'obscurité.

Ce qu'elle vit alors lui parut insolite: accompagnés par la musique de Vivaldi,

huit personnes dont deux enfants écrivaient,  plus ou moins concentrés,

penchés sur de longs feuillets blancs, laissant courir de biens étranges plumes.

 

Un étrange sentiment envahit la mouche en les regardant: elle les avait déjà

rencontrés, elle avait voyagé avec elles.

L'autobus, les sandwichs, la soupe. CE sont elles qui l'avaient repoussé, chassé

avec ardeur. Elle se mit à tournoyer autour de chacune de leur tête afin de

troubler leur quiétude et leur concentration.

C'était sans compter le galet. Guilhem s'en saisit et l'aplatit habilement

sur son corps replet, produisant un crissement de biscotte qu'on écrase.

 

" Ce n'est rien, mon chéri, disait la maman, ce n'est rien. "

 

 

Nathalie Thiriet

 

 

 

Texte érotique stage de 5 jours.

 

LIBERTINE EMMA

 

Tout a commencé par un cri.

 

-«  Yes !» s’écrit Emma en ouvrant le faire part de deuil déposé sous le paillasson.

 

Tante Livia a enfin quitté ce monde et repose devant l’éternel pour des siècles et des siècles, Amen.

 

-« Alléluia, alléluia !! » chante Emma en dansant à travers l’appartement, brandissant le faire part au bout de ses doigts fins.

Sa robe légère virevolte autour d’elle découvrant des jambes effilées et un pubis vierge de tissu.

Emma aime être nue sous ses vêtements, sentir l’étoffe caresser les tétons, hérisser ses poils pubiens, flatter sa croupe.

 

La vieille Livia, lesbienne sadique et cul bénit, avait enfin claqué.

La Livia qui lui tapait sur les doigts quand elle mettait ses mains dans sa culotte.

La Livia qui donnait de la badine sur son postérieur qu’elle aimait découvrir aux regards gourmands.

Enfin ,la Livia qui, pendant la messe dans sa chapelle, se frottait contre elle, la tenait entre ses jambes une main dans la culotte, chatouillant son bouton en l’empêchant de gémir.

 

Emma est arrivée par le premier train de Florence.

Il fait déjà chaud. Des perles de sueur parfumées mouillent ses aisselles et la racine des cuisses.

Elle se laisse porter par le flot des voyageurs jusqu’au bout du quai.

Luigi est là. Il l’attend, casquette sur la tête couvrant largement le front et les yeux. Il est sanglé dans ce qui a du être le costume de son père, premier chauffeur de Tante Livia. Un peu étroit pour lui, on devine des muscles souples et puissants de félin.

 

Ils se connaissent de longue date. Ils se connaissent bien, très bien même.

A sa vue, une nouvelle vague de chaleur envahit le corps d’ Emma et colore ses joues.

Sa vulve s’ouvre. Elle laisse ses yeux glisser sur la braguette de Luigi, invisible sous la veste, mais qu’elle devine tendue.

Il a vu son regard et porte le sien sur le tissu saillant, tendu par deux magnifiques mamelons.

 

Ils se sont reconnus.

 

Tandis qu’en silence il s’empare de la petite valise d’ Emma, elle hume son odeur de mâle excité, de musc animal, une odeur d’ouragan en formation. Luigi la conduit à la voiture. Il ouvre la porte arrière. Elle s’installe, remonte sa robe, écarte les cuisses.

Un liquide chaud s’écoule doucement de sa chatte.

 

 

Luigi ne cille pas, ferme la lourde porte, s’installe au volant, met le moteur en route et démarre.

La vieille Bentley glisse en silence entre les collines, suit les contours de la route sinueuse, puis s’arrête doucement en vue de la grande maison blanche.

Il descend, ouvre la porte de sa passagère. Emma qui n’a cessé de se caresser durant le voyage mouille de plus en plus. Elle le regarde descendre sa braguette et sortir un pieu gonflé, puissant, au gland dénudé.

Elle s’approche du sexe érigé, le flaire avec délectation puis doucement l’engloutit de toute sa bouche. Le corps de Luigi se raidit. Il saisit la nuque d’ Emma d’une main chaude et ferme, referme ses doigts courts sur le cou gracile, contrôlant ainsi le va et vient de la bouche gloutonne.

Emma aime le parfum de ce sexe de mâle servile: tour à tour chauffeur de maître, homme d’entretien, ou encore jardinier. Effluves de cuir, émanation de peinture, de térébenthine et de cire, exhalaison d’herbe coupé, de bois scié, de terre retournée.

Ce mélange démultiplie le plaisir voluptueux qu’elle prend à le sucer.

 

Le téléphone portable d ‘Emma sonne.

Sans lâcher l’objet de son plaisir, elle fouille son sac d’une main et regarde le n° qui s’affiche : Rolf Liberman le notaire de la famille.

Elle lève les yeux au ciel et laisse le téléphone sur répondeur mais Luigi se retire en douceur et reprend sa place au volant de la voiture.

 

L’émotion étreint Emma une fois le porche passé : tant de souvenirs sont rattachés à ce lieu dont elle est ENFIN la propriétaire.

C’est presque religieusement qu’elle pénètre dans le hall immense, nu et silencieux.

Une lumière à la fois crue et douce l’enveloppe. Sur le sol un dessin de lignes abstraites rythme l’enfilade de pièces ouvertes aux murs tout aussi blancs les uns que les autres.

On eu dit qu’une source claire et limpide s’écoulait en cascade faisant luire le sol, miroiter la lumière, transformant l’architecture simple et rigoureuse en un temple mystérieux.

C’est ici dans cette maison qu’ Emma avait été initié adolescente aux plaisirs érotiques féminins et masculins.

En pensant aux douces caresses de sa cousine Josepha, elle pénètre à l’intérieur de la demeure en faisant glisser sa robe au sol, les pieds nus sur le sol mouillé de lumière.

 

La tendre Josepha est maintenant directrice d’école à Evian. Elle s’est mariée avec un homme plus âgé qu’elle et s’ennuie au lit.

Elles ne se sont pas revues depuis longtemps mais entretiennent des échanges épistolaires réguliers dans lesquels elles partagent leurs découvertes sexuelles.

Dans son dernier courrier, Josepha lui a parlé de Manuel, l’homme de service de l’école à la petite queue.

D’habitude elle n’aime pas les petites bites mais là, est ce le fait de se suspendre aux oreilles d’un doudou oublié, réminiscence des plaisirs érotiques de la petite enfance, elle a jouit comme elle ne l’avait pas fait depuis longtemps.

 

Quand elle est entrée dans la salle des maîtres, Manuel était en train de passer la serpillière. Josepha adore les hommes de ménage, cette position de subalterne l’excite plus que tout.

Pendant qu’il rinçait son grand manche poilu, appuyée sur l’évier, elle avait relevé sa jupe moulante et commencé à se caresser.

Elle portait des talons hauts et avait remonté ses cheveux en chignon dont quelques mèches s’échappaient. Elle devait être très belle.

Quand Manuel avait relevé la tête de son seau, il s’était momentanément figé.

Puis, le manche dressé dans la main, il s’était approché d’elle et le lui avait tendu.

Elle s’était aussitôt pressée contre le bois dur en posant une main sur la braguette gonflée de Manuel. L’homme avait déchiré son chemisier, descendu la culotte mouillée et odorante puis soulevé Josepha pour l’asseoir sur le marbre froid.

le sexe tendu entre les genoux de la directrice, il s’était masturbé tout en glissant deux doigts dans le con brûlant et lubrifié. il l’avait ensuite descendu et retournée face à la barre des peluches oubliées.

Accroché aux oreilles du lapin blanc pendant qu’il l’a pénétrait. elle avait connu un long moment d’extase.

 

Emma s’était réjouie de ce courrier et l’avait encouragée à continuer dans cette reconquête du plaisir.

 

une nouvelle lettre confirma son talent d’exploratrice.

 

Un soir qu’elle déposait un cartable oublié à la veille des vacances scolaires, Josepha s était attardée au bar des Thermes tenu par le père de l’enfant distrait.

Ils avaient bavardé autour d’un verre puis un autre jusqu’à la fermeture du négoce.

Elle se sentait bien, gagné par la douce torpeur de l’alcool et des soirées sans contrainte. La voix chaude et envoûtante de Jean Perneau lui faisait l’effet d’une caresse et réveillé une libido en berne.

 

-« les enfants sont partis avec leur mère, restez donc à dîner » lui avait-il proposé.

 

Cette femme dégageait une sensualité et une puissance sexuelle qu’il n’avait pas rencontré depuis longtemps.

Quand elle avait lâché ses cheveux retenus en chignon, le temps était resté comme suspendu. Les boucles auburn s’étaient répandues sur ses épaules, lourdes lianes charnelles.

Il l’avait aidé à retirer son strict blazer bleu de directrice d’école révélant une opulente poitrine sanglée dans un chemisier blanc.

Un regard leur avait suffit pour se comprendre.

Jean avait baissé les rideaux de fer du café, dressé une table pour deux dans l’espace le plus cosy de l’établissement et disposé des bougies sur leur table.

Une terrine maison et un magret avait fait l’affaire, le tout accompagné d’un bordeaux millésimé.

Prétextant la chaleur, Josepha avait dégrafé les premiers boutons du chemisier.

Pendant que Jean ne quittait pas des yeux cette naissance rebondie à la peau tendre et veloutée comme la terrine qui fondait dans sa bouche, Josepha portait Langoureusement un morceau de viande à sa bouche vermillon, l’ouvrant doucement pour laisser apparaître une petite langue coquine et pointue.

Après avoir posé un pied nu sur la braguette tendue de Jean , elle s’était levée pour grimper sur le comptoir du bistrot, puis avait commencé un lent effeuillage érotique.

D’un mouvement d’épaule, Josepha avait fait glisser le corsage sur ses pieds nus.   La jupe avait rapidement suivie. Assise sur le bar, croisant et décroisant les jambes, elle avait retiré sa culotte puis son soutien gorge.

 

Envahit par une chaleur flamboyante, Jean avait déchiré un rideau moussu et enveloppé le corps nu de Josepha, la faisant tournoyer sur le miroir du bar.

Le sexe durcit par l’excitation, il se caressait pendant qu’elle dansait.

Elle avait saisit le verre posé près de ses pieds et laissé glisser le tissu révélant une paire de nichons lourds et prometteurs qui se balançaient lascivement.

Accroupit, elle avait doucement fait glisser le liquide rouge entre ses deux seins, formant ainsi une rigole qui s’était écoulée jusqu’au pubis humectant les poils drus et sombres.

Le visage en feu, Jean s’était approché du sexe offert et avait blotti sa langue au creux de son vagin, lapant un vin parfumé.

Son sperme avait craché.

 

Emma adorait lire les lettres de sa cousine. Ce n’était d’ailleurs pas sa seule lecture. elle avait trouvé dans le bureau de tante Livia un carnet de cuir rouge caché au fond d’un des tiroirs du secrétaire.

L’amour du cul était décidément un trait quasi génétique dans la famille !

Le journal intime était celui de son arrière grand mère, employée dans diverses familles aristocrates.

Un passage avait particulièrement retenu son attention.

 

Il se passait à Vienne en 1880.

Voici ce qu’elle écrivait :

 

-«  Me voilà enfin installée au logis de Mme la comtesse de Saxe. Il y règne une atmosphère de stupre comme jamais : la comtesse circule à moitié nue dans ses appartements. il en va de même pour les valets et les servantes, maquillées mais très déshabillés.

Mon service est simple : je dois lui faire la lecture.

 

J’ai mis peu de temps à me faire à cette légère vêture car j’étais auparavant au service du frère de la comtesse, lui-même porté sur le cul et sortant peu de sa chambre.

Bien entendu mon service allait au-delà de l’esprit.

 

La comtesse de Saxe aime que je lise à haute voix des lectures cochonnes quand elle fait l’amour.

De temps en temps et même de plus en plus souvent, je participe à ses ébats.

Comme moi, elle préfère les femmes et le cunnilingus. »

 

Puis, l’aïeule d’Emma conclue :

 

-«  Cela fait maintenant 2 ans que je couche avec elle. J’ai perdu 6 kilos, j’ai le cul en feu. Elle est insatiable : c’est une ogresse. »

 

Les journées passent pour Emma dans cette maison chargée de souvenirs.

Elle s’imagine bien en comtesse de Saxe, entourée de serviteurs dévoués.

Cet après-midi elle a rendez vous avec Rolf Liberman le notaire.

 

Alors qu’elle s’attendait à un vieux binoclard serré dans un costume trois pièces, se présente à elle un beau mâle d’un quarantaine d’années Qui plus est, accompagné d’une Chloé, ravissante secrétaire à la croupe généreuse sur de longues jambes fuselées peu couvertes par une jupe courte.

Quelque chose lui dit qu’ils se sont arrêtés en chemin :

une mèche de travers, un pan de costume légèrement froissé et un parfum qu’elle reconnaît entre tous : celui d’après la baise.

Il ne lui en faut pas plus pour l’exciter.

Elle les entraîne dans le bureau de Tante Livia, les installe dans de profonds canapés et demande des rafraîchissements à Luigi.

Pendant qu’ils procèdent aux dernières formalités nécessaire à la succession, Luigi sert les boissons. Chloé ne le quitte pas des yeux fascinée par l’animalité de l’homme et ce qui se dégage de puissance sexuelle chez lui.

Emma assise en face de Rolf, écarte ouvertement les jambes sans le quitter des yeux et laisse le notaire empourpré, découvrir une chatte gonflée.

Cet offrande n’échappe pas à la secrétaire qui comprend que la partie ne fait que commencer.

Pendant qu’Emma se caresse, Chloé dégrafe les pantalons de Rolf et Luigi et commence une lente masturbation. Assis près d’elle, Rolf écarte son string et stimule son clitoris. Emma se lève pour s’accroupir ensuite entre les jambes écartées de la jeune femme et glisse sa langue dans le con chaud et généreux.

 

L’après-midi se déroule ainsi délicieusement entre gens de bonne compagnie qui parlent le même langage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une rencontre inattendue.

 

Une mouche maigre tournait, depuis un moment, dans l’autocar aux glaces pourtant relevées. Son vol erratique n’occupait qu’un faible volume au-dessus du siège devant moi. Elle semblait prisonnière de frontières invisibles qu’elle seule voyait, et qui l’obligeaient à changer de direction toutes les secondes ou presque, comme si elle cognait contre un mur. Ce spectacle m’avait distrait de l’observation de la monotone platitude du paysage, qui défilait derrière les vitres, de temps en temps entrecoupée par l’apparition d’un arbre plus ou moins déplumé.

 

Sur le fauteuil de l’autre côté de l’allée, il y avait une femme avec un enfant qui semblait lui aussi fasciné par le vol de la mouche. Mais ces yeux étaient emplis de crainte, de frayeur. Il tira la manche de la robe de sa mère et quand elle se pencha vers lui, il s‘étira pour lui murmurer quelques mots à l’oreille. Elle lui parla plusieurs fois sans réussir à le calmer, elle semblait un peu agacée par le manège de son enfant.

Le voyage allait encore durer quelques heures et j’étais fatigué. Je fermais les yeux pour m’extraire de toutes ces distractions immédiates qui m’entouraient. J’avais chaud. J’entrepris de rêvasser à un paysage froid et brumeux qui, je l’espérais, me ferait oublier la moiteur ambiante que l’air qui rentrait par les fenêtres ouvertes du bus ne suffisait pas à rafraîchir. Ne percevant aucun effet de mon songe montagnard et hivernal sur mon corps en sueur, je sortis le livre que j’avais mis dans mon sac de voyage. Je l’ouvrais et essayais de me concentrer sur ma lecture. Ce roman décrivait un après-midi de printemps où une jeune femme attendait sous l’ombrage d’un arbre séculaire. Est-ce que j’allais réussir à me concentrer suffisamment pour m’intéresser à une scène sans mouvement alors que j’étais ballotté par les cahots de la route que les amortisseurs usés du vieil autocar semblaient plus amplifier que raboter ? À ce moment, j’aurais voulu être assis, comme la jeune fille du roman, sur une épaisse peau de bête aux longs poils qui m’aurait procuré un confort moelleux et douillet.

 

Quelques maisons apparurent sur le bord de la route, nous pénétrions dans un village. L’autobus ralentit sa vitesse jusqu’à s’arrêter sur une grande place poussiéreuse. Enfin j’allais pouvoir descendre, me dégourdir les jambes, et me détendre. Dès que j’eus posé le pied sur la terre rouge, le lieu me sembla propice à la flânerie. Loin du groupe des passagers qui s’était rué vers le bâtiment en ciment où ils espéraient trouver quelques rafraîchissements, je me dirigeais vers le bout de la place et aperçut l’entrée d’un jardin. Du premier coup d’œil, je compris que c’était un jardin zen. Je m’approchais d’un mince filet d’eau qui se faufilait entre des pierres rondes couvertes de mousses. Les fleurs qui jonchaient le sol, les arbres dont les branches bruissaient, invitaient à la méditation. Un banc était installé juste devant une petite cascade d’eau. Je m’y posai et contemplai ce paysage d’éden improbable dans ce village perdu au milieu d’une pampa désertique jusqu’à maintenant. Sur ma gauche, il y avait une table de jardin en fer, peinte en blanc. Un service à thé composé de 2 tasses sur leurs soucoupes, d’une théière, deux cuillères, un sucrier, tous en argent, recouvrait le plateau nu de la table. Tout était disposé prêt à recevoir des convives qui ne pourraient pas s’asseoir d’ailleurs, car aucune chaise n’était présente. Le sucrier était vide, la théière était vide, nul génie n’en sortit lorsque je l’ouvris. Décidemment, ce jardin et son décor étaient tout à fait intrigants. Un rêve n’aurait pas été plus troublant. Quel pays étrange ! J’aurais bien voulu rencontrer le personnage original qui avait eu l’idée de ce merveilleux jardin dans un tel endroit. La réalité que je vivais en ce début de voyage était bien loin de ce que j’avais imaginé.

 

Un petit homme sans âge venait à petits pas vers moi. Il arborait un visage serein et souriant. Il portait un vêtement ample qui lui couvrait tout le corps comme la robe blanche d’un moine. À chaque pas, un pied sanglé dans une fragile sandale apparaissait puis disparaissait sous le tissu qui frôlait le sol. Ses mains bronzées aux longs doigts fins pendaient le long de son corps en un lent balancement. Il m’adressa la parole en premier, me souhaitant la bienvenue. Immédiatement je sus que c’était lui le créateur de ce lieu. Tout dans son allure, dans ses paroles, indiquait qu’il était en parfaite harmonie avec ce qui nous environnait. Je ne sais plus comment la discussion s’engagea, j’étais si perturbé. Je crois qu’avant même que je lui pose des questions, il y répondait comme s’il les avait pressenties. C’est ainsi qu’il me raconta qu’il avait fait comme moi un long voyage en quête de lui-même peut-être ; il marchait depuis des heures, il était épuisé, alors il arriva à une auberge où les ânes broutaient dans la cour et il demanda des beignets qu’on prépara pour lui. Trouvant l’accueil si charitable dans son état d’épuisement, il se dit qu’il s’établirait dans les parages.

 

Il m’invita à s’installer à la table. Je me retournai, elle était maintenant couverte d’une nappe blanche, deux chaises en fer avec d’épais coussins avaient fait leur apparition. Au milieu de la table se consumait un bâton d’encens, je n’en captais que faiblement l’odeur, là, en plein air, au milieu de ce jardin déjà si odorant. Je n’en comprenais pas l’utilité et cela me déconcertait. Je m’assis à la place qu’il m’indiquait et le regardai me verser le thé fumant qui sortait maintenant de la théière que j’avais vue vide quelques minutes plus tôt. J’imaginais que quelque serviteur zélé avait préparé tout cela dans mon dos, alors que j’étais si captivé par les paroles de mon hôte. Aujourd’hui je ne me souviens plus de ce qu’il me disait, je ne sais même plus si je parlais moi-même ou si je ne faisais que l’écouter. Il me reste de ce moment le souvenir d’un instant léger, plutôt gai. Sa voix par moment me berçait, tout à coup s’accélérait, s’animait. Le ton et le rythme de sa voix s’accordaient si justement à ce qu’il disait que j’étais hypnotisé ;  je comprenais tout ce qu’il me disait bien que ce fut totalement nouveau pour moi. Curieusement, aucun de ses mots ne m’est resté en mémoire. Seule, la mélopée de son discours revient me hanter quelquefois comme une chanson dont on fredonne la mélodie mais dont les paroles sont évanouies.

 

Lorsque le chauffeur de l’autocar a klaxonné pour appeler les retardataires, je me suis demandé ce que je devais faire : continuer mon voyage ou rester avec cet homme. Mais il s’est levé, m’a dit au revoir et est reparti tout aussi gracieusement qu’il était arrivé. J’ai regagné l’autobus et j’ai ramassé un galet dans le mince ruisseau du jardin. C’est ce galet, aux tâches grises et bleutées, que je tiens dans la main ; il me rappelle tous ces souvenirs à chaque fois que je le touche et le regarde. La mousse qui le recouvrait a disparu au contact répété de mes paumes caressantes.

 J’entends mon fils pleurer, je suppose que c’est un cauchemar qui l’a réveillé. Comme j’arrive à la porte de sa chambre, je me souviens de ma mère qui me rassurait moi aussi : « Ce n’est rien, mon chéri, disait-elle, ce n’est rien ».

 

Dominique Chauvière

 

 

 

 


 

 


                                              Touriste dans la brume

 

Une mouche maigre tournait, depuis un moment, dans l’autocar aux glaces pourtant relevées.  A l »altitude à laquelle nous étions, j’aurais pu m’étonner de la survie de cet insecte qui, et sa ligne style top model anorexique en attestait, ne devait pas faire bombance tous les jours.

 

L’ennui de ce long voyage monotone, sur ces llanos sans fin, entrecoupé seulement de loin en loin par la pause pipi obligatoire et quelques accidents du paysage, l’ennui me poussait à faire amitié avec la seule créature qui me semblait vivante dans ce vieil autobus essoufflé.  J’ouvris mon sac à dos et y péchait un morceau de pain d’épices et une canette de Coca depuis bien longtemps réchauffée.  Ayant bu et mangé, je déposais la canette sur l’accoudoir et disposait quelques miettes duc gâteau dans les trois gouttes de liquide qui stagnaient dans la rainure du couvercle.

 

J’avais peut-être surestimé l’intelligence de la mouche, allait-elle profite de la stupidité du touriste européen qui semblait vouloir partager son repas avec un être partout ailleurs repoussé avec violence ?  J’attendais, jetant de temps en temps un regard lassé par la fenêtre.  Aller, mouche, Madame est servie, c’est moi qui régale !

 

La mouche continuait, imperturbable, à voleter de cette manière énervante qu’elle partage avec les papillons, un coup à droite, un coup à gauche, en avant, en arrière, aucune logique !

 

Puis, d’un coup, elle eut l’air de comprendre.  Elle opéra une descente en piqué sur la canette,  se posa dans l’immense lac des trois gouttes de Coca et se mit illico à pomper le liquide.  Je voyais bien la petite trombe noire, mais je pense que seule mon imagination me fit croire que la mouche avait l’air satisfait.

 

En décollant, le ventre plein, elle fit basculer le récipient en avant.  La canette se répandit sur l’avant-bras d’un costaud assis de l’autre côté de l’allée.  Il se tourna vers moi d’un air furieux.  Je n’en menais pas large, on m’avait beaucoup parlé du caractère ombrageux des Argentins.

 

J’allais m’excuser avec mon espagnol aussi scolaire que calamiteux, quand l’autocar freina sèchement, envoyant le macho valdinguer à l’avant du véhicule.  Il heurta dans son vol une barre de fer et tomba, raide inconscient, dans l’allée centrale.

 

Le chauffeur, qui n’avait pas vu grand-chose, indiqua que nous étions arrivés à une étape cruciale de notre voyage.  Tout le monde devait sortir, regarder le paysage et faire de photos.  Je me demandais soudainement si la mouche en profiterait pour se carapater en douce et me laisser seul avec le bel Argentino qui, pour l’instant, reprenait ses esprits, assis par terre, l’air tout de même un peu hagard.

 

Courageux, mais pas téméraire, je profitais de la cohue pour me faufiler par l’arrière et descendis du bus.

 

C’est vrai que tout avait changé d’un coup, dehors.  A la place du llanos plat et monotone que nous traversions depuis ce matin, nous nous trouvions au bord d’un canyon embrumé, aux reliefs karstiques ressemblant un peu à ceux qu’on associe souvent à la Chine.  L’air était frais, un peu humide, et l’altitude nous raccourcissait sérieusement la respiration.  Je m’assis sur un rocher du bord de la route, fis quelques photos puisque nous étions là pour ça, et laissait mon esprit errer parmi mes souvenirs de voyage.

 

Soudain, abasourdi, j’entendis près de mon oreille, le zonzon de ma mouche !  Elle m’avait suivi !  De derrière moi, une jolie voix se fit entendre : « Musca ! »  Je me retournai et fis face à une jeune fille brune, aux grands yeux sombres, dont je ne sus pas vraiment dire si elle était ou non jolie.  Elle avait posé une mantille blanche sur ses épaules et me regardait d’un air éminemment profond, un peu par en dessous.  Ou elle était timide, ou elle avait besoin de lunettes.  Je ne savais pas quoi lui dire, aussi, le plus profondément du monde, je lui répétais : « Musca ! », tout en pensant à un épisode d’Astérix dans lequel un grand type envoie une grosse pierre avec une catapulte et, ayant réussi son coup, dit : « J’ai fait musca ! ».

 

Mais moi, dans tout ça, faire musca, je ne voyais pas comment et si je devais opérer !  Cette jeune Argentine, là, quoi en faire ?  Avais-je le droit de lui adresser la parole, de la regarder, de simplement avoir l’air d’avoir noté son existence ?  Les mâles, ici, avaient le sang chaud, on était sur la corde raide !  De plus, ce n’était pas avec mes trois pauvres phrases Assimil que je pourrais entretenir une conversation.  On n’allait certainement pas faire tout le voyage à coups de « Musca ! ».  Le dialogue me semblait un peu limité.

 

Finalement, le chauffeur me tira d’affaire en nous intimant l’ordre de remonter dans l’autocar.  Au passage, je ramassais la canette vide, la glissait dans le filet au dos du siège de devant et me préparais à une longue route, seul avec mes pensées.  Seul ?  Eh non !  Madame Musca avait finalement décidé de continuer avec nous.  Son bourdonnement m’aiderait peut-être à dormir et à ne pas jeter d’incessants coups d’œil à la brune qui, comble de malchance, était assise juste à côté du macho cabossé !

 

Finalement, bercé par la mouche qui, décidément, souhaitait ma compagnie, je glissais doucettement dans un état bizarre (que contenait donc le Coca ?  Ou l’altitude ?).  Je me mis à me remémorer les voyages passés que j’avais faits aux quatre coins du globe (idiot, des coins, pour un globe !).  JE me souvenais de cette musique sans pays, qui servait de toile de fond aux acheteurs frénétiques du centre commercial des tours jumelles Petronas, à Kuala Lumpur.  Ce qui me mena à cette boîte de jazz, à Pékin, où les musiciens croyaient dur comme fer jouer du cool jazz, comme au Blue Note, à New York !

 

J’avais envie de me réveiller, je me secouais moralement, mais rien ‘y faisait, mangue d’oxygène des hauteurs de cet endroit perdu.  Je me poussais à revenir à la veille, mais replongeais vite dans ce flottement mou, un pseudo sommeil, peuplé de pseudo rêves, de sons étouffés et de voix irréelles, de sensations indéfinies et indéfinissables.  Les pensées arrivaient en désordre, se heurtant comme des auto tamponneuses à la fête.  Des bribes de vie, sans forme, sans logique, sans dessein apparent.  J me voyais dans les marais des Everglades, dans une moiteur brumeuse, dans un bateau remontant un arroyo aux eaux calmes et pourrissantes, son moteur ronronnant à bas régime.  Un éclair de lucidité me fit penser que c’était ma compagne Madame Musca et je refermais alors complètement les yeux, plongé cette fois pour de bon dans un vrai sommeil.

 

Je dus brutalement tiré de ma bienheureuse sieste par un arrêt de l’autocar.  Là encore, le chauffeur nous ordonna de descendre.  Nous descendîmes.  Les autres passagers n’avaient sans doute pas plus que moi l’air de savoir ni où nous étions ni quand nous étions.  Notre chauffeur nous fit contourner le bus pour entrer dans un petit bâtiment en parpaings où, après quelques instants d’accoutumance, la pénombre nous autorisa à réaliser que nous étions dans une auberge.  Enfin, une auberge, ma sieste m’avait rendu tolérant.  Deux trois planches juchées sur des piles des mêmes parpaings, des caisses et des chaises.  Sur chaque « table », des verres, des boîtes à sucres en plastique massif.  Nous nous posâmes et la propriétaire arriva avec des théières remplies de maté, la boisson nationale des gauchos des pampas.  Encore un peu dans le vague, je m’interrogeai sur la dénomination exacte du récipient à maté, une matéière, une matière, un mateur, un matin, un maton ?

 

J’aurais dû rester planqué dans le car, j’avais une envie de dormir à faire pâlir d’envie tous les insomniaques de la terre, et pourtant, il me fallait faire semblant de boire cette décoction.  S’il fallait apprécier le maté pour être un vrai coureur de llanos, j’avais encore du chemin à faire !

 

Tiens, ma mouche !  El se plaisait en ma compagnie !  Je ne savais pas trop si je devais prendre son insistance pour un compliment.  Enfin, tout ça devait dépendre des goûts olfactifs de l’insecte aux gros yeux. 

 

Après tout, le type que j’avais copieusement arrosé de Coca quelques heures plus tôt, s’approcha de moi et entreprit de me faire la conversation.  Ma foi, ça allait peut-être me maintenir éveillé.  Il se présenta, Carlos, original, non ?  Je me présentai et malgré la barrière des langues, lui en rameutant tout ce qu’il possédait de ma langue, moi de la sienne, nous devînmes en peu de temps, et pour ce voyage du moins, les meilleurs amis du monde.

 

Il faisait le voyage souvent, négociant qu’il était en café, comme l’avaient été son père et son grand-père avant lui.  Bientôt, il versa dans l’évocation de souvenirs, mélangeant ceux d’une génération avec ceux de la suivante.  Mais, tout compte fait, il me plaisait, bien, Carlos.  J’avais fait deux amis, lui et Madame Musca, pour l’instant endormie sur mon avant-bras velu.

 

Carlos me racontait les voyages d’antan, du temps où les visiteurs, à cheval ou en carriole, étaient aussi rares que bien traités.  Son grand-père, par exemple, avait un jour dit que, sur le chemin qu’il accomplissait à dos de mule,  il avait craint de devoir passer la nuit à la belle étoile et le ventre creux.  Pourtant, il avait continué sa route.  Il arriva à une auberge où les ânes broutaient dans la cour et demanda des beignets qu’on prépara pour lui ! 

 

Rien à voir avec le gourbi dans lequel on nous servait ce breuvage que je ne pouvais qualifier.  Les ânes étaient remplacés par ces autobus dont Dieu seulement savait ce qui les faisait encore conserver leur intégrité.  Les beignets ?  Je n’en ‘avais jamais goûté et depuis que Carlos m’en avait parlé, j’en sentais monter l’envie et dans mon estomac et dans les antennes de Musca la mouche, qui frétillait entre trois de mes poils.

 

Tiens, il fallait à nouveau remonter dans l’autocar que je commençais à prendre un peu en grippe.  Carlos, à ma grande joie, reprit sa place à côté de la brune.  A vrai dire, c’était peut-être mon meilleur ami pour les heures à venir, mais je n’avais pas vraiment envie de fournir un effort pour une conversation qui n’irait sans aucun doute pas jusqu’à la dissection philosophique de la crise de l’énergie et de ses causes, ou à la mise à plat des avancées techniques en matière de traitement des ordures ménagères !

 

Ce qui me fit noter que, le bus tirait de plus en plus vers le genre chambrée de légionnaires ne marche forcée depuis quinze jours et que j’aurais bien fait brûler un ou deux bâtons d’encens pour améliorer l’odeur qui régnait à l’intérieur de la voiture.  D’autant plus qu’un rigolo avait refermé toutes les fenêtres sans exception (tiens, c’est pour ça que Musca était également remontée dans le cas, nos effluves devaient représenter, pour elle, une bonne idée du Paradis !)

 

Tout ça n’améliorait pas mon état d’esprit, coincé dans un vieux bidule puant et, somme toute, bruyant, adoré par une mouche, voguant sans trop s’en rendre compte, à travers une contrée lisse et monotone, à part le paysage de tout à l’heure !

 

Les heures, ou les minutes, pour ce que j’en savais, puisque je n’avais pas le courage de regarder ma montre, les heures passaient, lentes, clonées l’une de l’autre.  Des femmes au visage bronzé et ridé papotaient à l’avant du car, dans une langue qui m’était totalement inconnue.  Quechua ? Tupi ?  Ca m’était bien égal d’ailleurs.  J’allais passer le voyage à touiller mes pensées plongées dans la soupe opaque de mon cerveau engourdi.

 

L’autocar aborda enfin une descente qui ranima tous les voyageurs.  Il s’agissait de négocier ferment, mais en souplesse, une série de virages de la route qui n’avaient aucunement l’envie de nous faire des cadeaux.

 

Le chauffeur rajusta sa position, toussa une bonne fois, et, tel un chef d’orchestre allant mener une symphonie, il ralentit, fit craquer les jointures de ses mains, et cramponna le volant d’un geste décidé.

 

Du coup, tous les passagers s’étaient penchés vers l’avant.  Même ma mouche avait l’air plus dynamique.

 

Le chauffeur accéléra et le festival commença, premier mouvement, allegro ma non tropo, on se savait jamais.  Le paysage défila plus vite, changeant à chaque virage, le précipice allant de la droite à la gauche du bus.  Il fallut vite passer à l’andante, les virages se faisant plus secs, le nez du car plongeant dans le vide à chaque tournant, et l’estomac des passagers remontant à leur gorge.

 

Un dernier virage, et le paysage s’ouvrit.  Des plaines cultivées à perte de vue, toutes les nuances de vert, et, au loin, trop loin à mon goût, une ville, blanche et rouge.  Jouez hautbois, résonnez musettes, nous allions enfin avoir l’espoir d’arriver à notre prochaine étape et de rencontrer un peu de civilisation.

 

Bonheur indicible, la route elle-même participait à notre vivacité retrouvée.  Elle filait, droite, noire, presque belle, telle cette nationale qui traverse les Landes, comme si une gigantesque tondeuse à gazon avait tracé un passage dans les pins alignés.

 

Carlos se tourna vers moi et, avec un clin d’œil complice, de quoi, je me le demande encore aujourd’hui, me dit : « Arriba !  Campos Verde ! »  Super !  J’avais pris le bon car, c’était la ville que je voulais visiter !  JE le remerciai chaleureusement et risquai un sourire à sa compagne.

 

La ville approchait, on en sentait déjà les frémissements, des champs peuplés de paysans, des bâtes derrière des clôtures.  Nous rencontrions quelques voitures, un ou deux camions

 

Les voyageurs s’agitaient et, bien qu’il s’en faille encore d’au moins une bonne heure avant notre arrivée au terminus routier, ils commençaient à rassembler leur affaires.

 

Le premier feu de croisement acheva de nous couper du monde étrange que nous venions de quitter, ces llanos incroyables, peuplés de lacs colorés, sans un humain, sans un bruit, sauf celui du vent.

 

Tout ça me rappelait furieusement mes vacances enfantines, chez ma Mamé Laurentine.  Elle habitait à la mer, une petite plage un peu perdue, sans grand attrait.  Tout allaient vingt kilomètres plus loin, pour profiter du sable fin, délaissant les galets de chez nous, dont je rapportais pourtant toujours un ou deux exemplaires à la maison.  C’est interdit maintenant, ils font partie du patrimoine national.

 

Quand nous rentrions, pou l’école, Mamé m’accompagnait toujours à Paris.  Dès Romorantin, prévoyante, elle faisait porter sa valise en tête du train par un pauvre jeune homme qui n’avait rien fait sauf la faute d’être bien bâti et d’avoir l’air avantageux.  Lorsque le train s’arrêtait enfin quelques centimètres avant le butoir, la porte s’ouvrait et, pendant des années, j’ai essayé de descendre le bagage sur le quai.  Je n’y réussissait pas.  Mamé Laurentine, invariablement, me disait en penchant la tête :

 

- Ce n’est rien, mon chéri, ce n’est rien »

 

Jeanne-Marie Dang